Maniema-EPST : les enseignants des écoles publiques catholiques décident de poursuivre avec la grève

Makangila Mirambo Secrétaire provincial du SYNECAT/ photo Isaac K.

La grève des enseignants des écoles publiques déclenchée depuis le début de l'année scolaire 2021-2022 le 04 octobre dernier est encore loin de s'achever complétement au Maniema. Si les enseignants des écoles publiques affiliées au Syndicat des enseignants du Congo (Syeco-Maniema) ont décidé de reprendre avec les cours ce lundi 15 novembre, ce n'est pas le cas des enseignants des écoles publiques du réseau catholique.

Ces derniers ont, au terme d'une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 17 novembre 2021, décidé de poursuivre avec la grève.

" Les enseignants des écoles conventionnées catholiques dans leur structure syndicale SYNECAT se sont décidés dans un esprit de solidarité par rapport à leur statut, se rencontrer pour trouver des voies et moyens aux problèmes qui nous préoccupent, notamment la grève. Nous avons eu à analysé les différentes correspondances émanant de notre hiérarchie, signées par l'autorité attitrée du gouvernement central et en même temps informé aux adhérents sur l'arrêté provincial du 11 novembre 2021 portant fixation des frais scolaires pour le premier trimestre. Après débat et délibération, les camarades du SYNECAT ont décidé de continuer à rester à la maison en attendant les résolutions qui seront prises entre l'autorité provinciale et le banc syndical du SYNECAT par rapport à leurs revendications", a déclaré à election-net.com Cléophas Makangila Mirambo Secrétaire provincial du Syndicat des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT).

Selon toujours lui, les enseignants membres du réseau catholique réclament outre la majoration de leur salaire par le gouvernement central, la rectification de l'arrêté du gouverneur intérimaire Afani Idrissa Mangala portant fixation des frais scolaires du premier semestre, et plus précisément les frais de fonctionnement des écoles fixés à 3.000 frans congolais par élève pour les écoles maternelles publiques et 4.000 francs congolais par élève pour les écoles secondaires publiques sur des frais scolaires fixés à 6.000 francs congolais dans les écoles maternelles publiques et 12.000 frans congolais pour les écoles secondaires publiques.

À en croire une autre source proche du SYNECAT/Maniema qui s'est confiée à election-net.com, les enseignants des écoles conventionnées catholiques ont mandaté leur Syndicat pour prendre langue avec l'autorité provinciale par intérim en vue d'obtenir la rectification de son arrêté provincial fixant les frais scolaires, surtout en ce qui concerne la prise en charge des enseignants nouvelles unités(N.U) et non payés (N.P) du primaire qui selon cet arrêté, "bénéficieront les 1.000 FC par élève des frais de solidarité scolaire, jadis prévus pour les enseignants N.P et N.U du secondaire". Pour les professionnels de la craie des écoles conventionnées catholiques, le mécanisme devant permettre à leurs collègues N.U et N.P du primaire d'entrer en possession de cette somme est flou. Car, les frais de solidarité n'étant pas gérés par les écoles, mais par l'inspection principale provinciale de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique d'une part et le gouvernement provincial d'autre part.

Par ailleurs, il sied de souligner que l'arrêté susmentionné n'a pas prévu dans les écoles maternelles et secondaires non concernées par la gratuité de l'enseignement, "un appui pour suppléer aux besoins de l'Enseignant", comme l'indique la circulaire revue sur les frais de scolarité 2021-2022 du 01 novembre 2021 du Ministre national de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) Tony Mwaba. Et ce, ce qui serait, selon plusieurs observateurs à l'origine de la décision de la continuité de la grève des enseignants des écoles conventionnées catholiques du Maniema. D'autres observateurs indiquent que cette grève aurait pour origine, la modicité de la part prévue pour les frais de fonctionnement des écoles par cet arrêté.

Une autre catégorie d'observateurs estiment que cette grève est une douche froide pour le gouverneur intérimaire qui se félicitait déjà de la reprise des cours le lundi 15 novembre dernier dans certaines écoles publiques suite, selon lui et ses proches, à son implication personnelle, à travers des pourparlers qu'il a eu avec un autre mouvement syndical, le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco-Maniema). Cependant, le gouverneur intérimaire Afani Idrissa Mangala avait déjà annoncé à l'issue de sa ronde effectuée le lundi 15 novembre dans les écoles de la ville de Kindu pour se rendre compte de l'effectivité de la reprise des cours, qu'il entamera des négociations avec le Syndicat des écoles conventionnées catholiques.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu

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