Lubumbashi : le trafic d'organes, l'autre investissement chinois ?

La ville de Lubumbashi. Ph de tiers.

Des cas de disparition et d'enlèvement d'enfants ont repris de plus belle dans la ville de Lubumbashi depuis fin juin. Impossible de passer 24 heures sans qu'un parent déplore la disparition d'un ou plusieurs enfants. Parmi les derniers cas enregistrés, deux enfants d'une même famille sont portés disparus depuis lundi dernier au quartier Kafubu dans la commune de Kampemba.

Selon les témoins, les enfants ont été aperçus pour la dernière fois dans leur parcelle au moment du repas. Leur frère aîné était rentré dans la maison pour chercher de l'eau. Et à sa sortie, ses frères avaient disparu. Et depuis, aucune nouvelle trace d'eux à la grande stupéfaction des voisins qui restent ahuris face à ce qu'ils qualifient d'une" première du genre" dans ce quartier.

Le coeur, nouveau boom minier

La ville de Lubumbashi, à l'instar de certaines villes, essuie des cas de kidnapping d'enfants et aussi d'adolescents depuis un certain temps. En moyenne 5 familles déplorent la disparition d'enfants. Les élèves des écoles sont principalement ciblés par les ravisseurs.

L'identité des assaillants restent jusque-là mystérieuse. Les services compétents n'ont toujours pas fait des déclarations officielles sur cette nouvelle forme d'insécurité qui fait couler les larmes aux familles lushoises.

3500 $ contre un cœur pour la reine

Des informations recueillies par Election-net.com auprès des quelques enfants rescapés, renseignent que les victimes sont emmenées dans la périphérie de la ville. Les bourreaux les éventrent et récupèrent les cœurs et certains organes vitaux dont le foie ainsi que les reins.

Ces organes sont "remis à une femme dénommée reine des coeurs "contre 3500 USD américain. Cette dernière qui a été interceptée récemment au quartier Cinq ans ( dans la commune annexe) serait le cerveau de cette entreprise.

Des sources concordantes indexent un groupe des chinois d'être derrière ce commerce très prisé actuellement en Orient. Le trafic d'organes se porte à merveille confirment les mêmes sources. Cette thèse est corroborée par une circulaire de l'ONU qui alerte sur le trafic d'organes. L'Afrique est principalement visée, indique cette note.

Sauve-qui-peut

Actuellement, les écoles de la ville de Lubumbashi ont redoublé la vigilance. Beaucoup de promoteurs ont exigé aux parents de passer physiquement pour récupérer les enfants pour se parer à toute éventualité. Deux communes sont pour l'instant très exposées et les services de renseignements poursuivent les recherches.

À la lumière et l'ampleur du phénomène, aucune piste ne semble envisagée et tout le monde ne compte que sur la clémence du ciel pour la sécurité de sa progéniture. Les quelques suspects arrêtés ont subi la sentence de la justice populaire, seule solution pour les paisibles lushois. Et pourtant, cette pratique contribue efficacement à affaiblir les pistes pour le démantèlement de ce réseau bien organisé dans la ville.

La Rédaction

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