Lomami/EPST : pour avoir alerté sur l’existence des écoles fictives, un inspecteur vit en insécurité à Kabinda

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Lors d’une audition tenue vendredi 19 février au parquet général près de la Cour d’appel/Lomami qui s’est impliqué dans les enquêtes sur l’existence des écoles fictives dans cette province, un Inspecteur de l’EPST qui a alerté sur l’existence des écoles non-opérationnelles sur les listings de paie dans sa partie, dit vivre dans l’insécurité totale.

“Les inspecteurs et les agents de ma juridiction et moi-même, vivons ces derniers temps dans l’insécurité totale et nous prenons les autorités politiques, éducationnelles, judiciaires et sécuritaires de Lomami à témoin avant que le pire nous arrive”, a déclaré Georges Kikangala Kabangu, Inspecteur Chef de Pool Urbain a la après l’audition.

Bien avant, l’Inspecteur Kikangala Kabangu avait devant le magistrat du parquet, confirmé le rapport C1 de la première visite des inspecteurs dans les écoles primaires de la ville de Kabinda et répertorié les écoles non-opérationnelles et non organisées.

“Nous avons répertorié les écoles non-opérationnelles et non organisées, c’est-à-dire des écoles mécanisées et budgétisées, mais sans élèves, sans bâtiments ni bancs”, a-t-il précisé à la presse locale.

Il sied de rappeler que dans ce dossier des écoles fictives à Lomami, le directeur provincial de l’EPST, son collègue du Service de Contrôle de Paie des Enseignants (SECOPE) et certains de leurs collaborateurs ont été arrêtés depuis ce week-end.

Selon la radio Veritas de Kabinda, ces éditeurs seraient poursuivis pour faux et usage de faux, impliqué dans le détournement de denier public et favorisé l’existence des faux arrêtés antidatés de recrutement des agents et de créations des écoles, sans compter les fictifs mécanisés au détriment des vrais bénéficiaires, les enseignants.

Jean-Paul Tshimanga