Loi sur la congolité : un proche de Katumbi boude sa nomination à l'OGEFREM

Moïse Katumbi Tchapwe ,Président de Ensemble pour la République © Ph de tiers

Désigné comme censeur à l'Office de gestion de Fret Multimodal (OGEFREM) depuis le 12 juillet par le ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Chérubin Okende, Moïse Moni Della, vient de décliner l'offre.

"(…) en raison de mes convictions personnelles et du climat politique actuel, je me vois dans l'obligation de décliner l'offre que vous me faites", a-t-il mentionné dans une lettre du dimanche 18 juillet adressée à celui qui lui avait présenté l'offre dont copie parvenue à election-net.com.

D'après lui, du fait que la CODECO parti politique, où il est le président est l'aile politique d'Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, "à travers l'indécente proposition de loi Tshiani/Pululu, soutenue de toute évidence par une partie de l'Union Sacrée ont fini par me dissuader d'assumer ce rôle de censeur."

Rappelons que le Directeur général de l'Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), Patient Sayiba Tambwe est suspendu pour insubordination, selon l'arrêté du ministre des Transports, voies de communication et de désenclavement, Chérubin Okende, signé le 09 juillet 2021.

L'arrêté du ministre lui attribue plusieurs faits d'insubordination. Patient Sayiba est reproché du refus manifeste d'exécuter les instructions du président de la République et la décision de la 48 è Réunion du Conseil des ministres du 11 septembre 2020 concernant le recrutement et mouvement du personnel, les promotions en grades ainsi que des licenciements abusifs.

Ledit arrêté révèle aussi que le comportement de Patient Sayiba frise le manquement au devoir de servir l'entreprise avec intégrité, loyauté et responsabilité dans l'accomplissement de ses fonctions, après le rapport circonstancié au Premier ministre.

Il lui est reproché également de bafouer les mesures conservatoires édictées par le ministre des Transports et du refus d'obtempérer aux remarques formulées par la tutelle.

Jean-Paul Tshimanga

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *