La traite négrière, comprendre son histoire

Détails de 'L'arche du retour', le mémorial permanent à l'ONU en reconnaissance de la tragédie de l'esclavage et du commerce transatlantique des esclaves. Photo ONU/Devra Berkowitz

Tous les 23 août, la communauté internationale commémore la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Une date qui honore l’insurrection de Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti) en 1791, la première révolte victorieuse d’esclave qui a joué un rôle historique dans l’abolition de la traite négrière. Plus de 200 ans après ce jour, le débat est pourtant toujours d’actualité.

Cette année, la Journée internationale du souvenir ainsi instituée vise à inscrire la tragédie de la traite négrière dans la mémoire de tous les peuples. Conformément aux objectifs du projet interculturel « La Route de l'esclave », elle doit être l'occasion d'une réflexion collective sur les causes historiques, les modalités et les conséquences de cette tragédie, et d'une analyse des interactions qu'elle a suscitées entre l'Afrique, l'Europe, les Amériques et les Caraïbes.

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) invite les ministres de la Culture de tous les États membres à organiser chaque année à cette date des manifestations auxquelles participera l'ensemble de la population de leur pays et en particulier les jeunes, les éducateurs, les artistes et les intellectuels.

La Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition a d'abord été célébrée dans plusieurs pays, notamment en Haïti (23 août 1998) et à Gorée au Sénégal (23 août 1999). Des manifestations culturelles et des débats ont également été organisés. L'année 2001 a vu la participation du Musée du Textile de Mulhouse en France sous la forme d'un atelier de tissus appelés « Indiennes de Traite » (un type de calicot) qui servaient de monnaie d'échange d'esclaves aux XVIIe et XVIIIe siècles.

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