Kongo-Central: La CADECO Matadi se démarque des autres succursales dans la mobilisation des recettes

Entretien avec le Responsable de CADECO Succursale de Matadi

Le directeur provincial de la CADECO Matadi  « serein », face aux multiples accusations des adeptes de la politique d’hôte toi de là que je m’y mette a réagit et livrant  ses  secrets à la base de sa performance  à la  direction provinciale qu’il dirige depuis quelques années. 

Le  numéro 1  Ibrahim ILADI MAKAMBO a lors d’un entretien à bâton rompu avec une équipe de nos reporters  évoqué plusieurs questions ; entre autres la gestion de l’institution, les difficultés, des avancées significatives  enregistrées par rapport à ses prédécesseurs, et le défis qui reste à relever. Au-delà  de redorer l’image de son institution, il s’investi corps et âme, à rétablir la confiance entre les clients et son institution et  à la maximisation des recettes. A ce jour, il est considéré comme un oiseau rare dont la province du Kongo central avait besoin pour un redémarrage à la tête de cette institution financière.  

Nous avons été émerveillés de ses  capacités managériales à la tête de la CADECO Matadi. On pouvait se croire dans une institution privée  au regard de l’organisation impressionnante sur place, en contraste avec l’image d’en tant de l’institution.  D’entrée de jeux, Ibrahim Iladi nous brosse d’une façon générale, la situation exacte que son institution traverse en dépit de la pandémie de COVID-19. « A ce jour, la CADECO Matadi fait une fierté  car, elle paie mieux sa clientèle et se positionne toujours parmi le deux premières banques commerciales en terme de dépôts et retraits », se félicite-t-il. 

A titre exemplatif, les statistiques de  la succursale de Matadi au 31 mai 2021 ont augmenté selon les détails ci-après : Comptes épargne (personnes physiques): 6.557 en Francs congolais et 4.935 en dollars américains ; comptes chèques : 1.597 en francs congolais et 134 en dollars américains ; comptes personnes morale : 77 en francs congolais et 20 en dollars américains. 

Le nombre des opérations  effectuées s’élèvent quant à elles,  à 28.858 en francs congolais et 1337 en dollars américains. Rien qu’à voir ces statistiques, le travail s‘effectue sans  faille dans cette succursale en démarquage  de certaines  directions provinciales. «Seule la direction provinciale Matadi a un fond de roulement tels qu’exiger par la Banque centrale, chose que la direction générale n’a même pas », ajoute le DP Ibrahim Iladi. C’est qui démontre une gestion efficiente de cette institution financière de l’Etat au Kongo central. 

Le secret de cette réussite est dû à la conception d’un logiciel de gestion conçu sur place par un expert maison et permet à ce que tout soit informatiser et que la rapidité puisse être au grand jour. Ce logiciel est utilisé actuellement dans 3 autres provinces après validation par la direction générale. À part ce logiciel interne, il y a aussi un autre logiciel mis en place par le ministère des Finances « YSIS-REGI » pour canaliser les dépôts et les suivis en toute transparence. C’est dans cette optique que le ministère des Finances avait jeté d’éloge à la CADECO pour les performances enregistrées en termes des nombres des opérations.  

À elle seule, la CADECO a raflé 38% sur le 100% des assignations que des banques commerciales ont réalisé en faveur de l’Etat congolais. Et sur ce 38% , 22% revienne de la direction provinciale de Matadi, c’est pour dire que son Directeur Provincial Ibrahim Iladi travail dans (avec) la vision du chef de l’Etat Félix Tshisekedi qui veut, voire toutes les régies financières maximiser les recettes afin de lui permettre de réaliser son programme « Le peuple d’abord ».

Il est important de savoir que la Banque centrale du Congo a toujours exigé aux banques commerciales voulant exercer ses activités en RDC, une caution de 30 millions de dollars non remboursable. La CADECO n’a pas versé cette somme comme exigé par la loi, car l’Etat congolais est son actionnaire. Ce qui fait que la CADECO ne fait pas partie de la chambre de compensation où se passent les transactions financières entre les banques commerciales. 

Au-delà de cet aspect, la direction provinciale du Kongo-central sous la houlette de son DP Ibrahim Iladi utilise un système de (marketing sauvage) auprès des entreprises locales pour l’ouverture des comptes de leurs agents. Cette méthode a donné de très bons résultats comme témoigne ce créancier de la SCTP (ex Onatra) rencontré au guichet. « Pour lui, la CADECO Matadi honore favorablement ses clients lors des différentes opérations sans trop d’acrobatie comme c’est le cas dans d’autres banques commerciales ». Cette confiance qui règne entre les clients et la CADECO Matadi a été aperçue à l’entrée de notre équipe dans ces installations, démontrant un bon climat de travail. 

La Caisse générale d’épargne du Congo « CADECO SA» est une entreprise financière publique de la République démocratique du Congo qui gère les épargnes. Son objectif est d’apprendre à la population l’épargne et des financements des grands projets de développement.  

Cette institution financière de l’Etat  disséminée sur l’ensemble du territoire national fait l’objet de plusieurs critiques liées à sa gestion par ses animateurs du niveau tant national que provincial.  C’est dans cette optique que notre équipe de reporteurs a effectué une descente dans la province du Kongo central pour investiguer sur le dossier dans l’une des agences la plus importante du pays (CADECO Matadi). 

La province du Kongo central compte 10 agences. Dans le but de viabiliser la gestion de celles-ci, Mr Ibrahim Iladi a fait construire un bâtiment administratif moderne à Lufu sur fonds propres afin de permettre aux agents de travailler dans de bonnes conditions, il en est de même pour la succursale de Matadi ou le bâtiment a été réhabilité et moderniser. À l’intérieur aussi, car pour y accéder, tout est informatisé. 

Dans l’ensemble, la CADECO a une dette sociale énorme vis-à-vis de sa clientèle et ses agents, ce qui fait que tout celui qui a un compte à la CADECO est un millionnaire en Francs congolais, attendant que cette dernière puisse leur payé. Cette difficulté est constatée ailleurs sauf à Matadi où le DP Ibrahim a mis toutes les batteries en marche afin de résoudre ce problème. Voilà pourquoi, il n’a pas de soucis pour rembourser n’importe quelle dette, que ça soit pour le client ou les agents. Pour dire que Matadi n’a aucun programme de remboursement au contraire, il rembourse pour des montants que d’autres banques ne sont pas capable de faire.

La CADECO Matadi intervient également d’une façon permanente là où le besoin se fait sentir. Preuve, il y a peu que la direction générale avait supplié que la direction de Matadi puisse intervenir à Kwilu-Ngongo pour payer les agents pensionnés en difficultés de recouvrer leur argent. Une bagatelle somme de 300 millions de francs congolais avait été déboursé par le Directeur Provincial Ibrahim Iladi Makambo pour payer cette dette en trois phases. Et a ce jour, tout est réglé, personne ne parle plus de cette dette dans ce coin du pays. 

Si une agence est en difficulté, c'est à la direction générale de trouver la solution, mais malheureusement, c'est la direction ou succursale de Matadi qui intervient toujours grâce aux recettes propres. 

Patrick Félix ABELY

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