Kinshasa/Transport aérien : Chérubin Okende désamorce la crise entre le trio BAR-ACAI-Hôtel de ville

Le ministre Chérubin Okende Senga. Ph cellcom Min TransVComD.

Sous la facilitation de Chérubin Okende Senga, une solution concertée entre le BAR (Board of Airlines), association des compagnies aériennes internationales et le gouvernement provincial de Kinshasa est en voie d'être trouvée.

Le ministre des transports, voies de communication et de désenclavement a mis autour d'une table les représentants des compagnies aériennes internationales et le ministre provincial des Finances avec la direction générale des recettes de Kinshasa pour trouver une solution à la plainte du BAR sur le paiement de la taxe d'embarquement de 2% sur le fret exigé par la DGRK.

Après échange entre les deux parties sous les auspices de Chérubin Okende Senga, il ressort que le BAR qui compte au moins 12 compagnies ne refuse pas de payer à la ville son dû, mais il propose un réajustement du mode de collecte et de paiement de cette taxe tel que l'a affirmé Chantal Seraho parlant au nom du BAR. Le BAR a proposé trois modes :

  1. Collecter directement avec le guichet unique comme le font la RVA et l'AAC;
  2. Placer un agent de la DGRAD dans les dépôts des transporteurs collecter directement avec reçu colé à la LTA (lettre de transport aérien) pour plus de traçabilité;
  3. Payer directement à la banque et ramener au transporteur le bordereau qu'il va annexer à la LTA.

Pour sa part, la ville de Kinshasa représentée par le ministre provincial des Finances, Jean Ngoy Mvuzi, a estimé que les divergences sont en voie d'être aplanies. Le ministre provincial pense que certaines compagnies ont résisté au paiement de la taxe d'embarquement par manque d'informations même si nul n'est censé ignorer la loi.

Le BAR a reçu les assurances quant à l'avis de mise à recouvrement qui lui a été lancé par la DGRK, une attente sera trouvée pour ne pas léser le BAR dans le cadre de la préservation du climat des affaires. Les discussions vont se poursuivre dans un dialogue direct entre les deux parties avant de revenir auprès du ministre des transports voies de communication et de désenclavement pour formaliser un accord de principe.

Liévin LUZOLO