Kinshasa : Pierre Mutanga, directeur administratif de la maison civile du chef de l'État est-il réellement à Makala ? [Exclusif]

Pierre Mutanga, Directeur administratif à la Maison Civile du Chef de l'Etat. Ph de tiers.

Poursuivi d'entretenir une milice supposée appartenir à l'Union pour la Démocratie et le progrès social UDPS, Pierre Mutanga, Directeur administratif de la maison civile du président Félix Tshisekedi a été placé sous mandat d'arrêt provisoire et transféré à la prison centrale de Makala en début de ce mois, ce , après démantèlement d'un groupe des jeunes dans une résidence privée au quartier Kingabwa dans la commune de Limete ,en pleine formation paramilitaire. Cette information avait été confirmée par le défenseur des droits de l'homme Me Georges Kapiamba, président de l'ACAJ.

Cette situation a suscité une controverse, plusieurs voix se sont levées pour exiger une enquête pour établir les responsabilités.

Mais, seulement quelques jours après cette annonce, le responsable du service administratif de la maison civile ne serait pas à Makala. selon des sources dignes de foie, Pierre Mutanga serait dans une résidence surveillée à Kinshasa suivant de près l'évolution de son dossier à l'aire libre, d'autres sources dont leurs membres de familles ont été emprisonnés ajoutent même qu'il ne serait plus poursuivi et a été relaxé alors que leurs proches sont une partie à Ndolo et Makala.

La situation collée au dos de l'UDPS a enflammé la colère des dirigeants du parti présidentiel, son secrétaire général Augustin Kabuya, avait même indiqué que ce groupe démantelé n’appartenait pas à son parti.

« On nous colle ces bêtises…, ceux qui réfléchissent de cette manière, leur place est au CNPP [Centre neuro-psycho-pathologique, NDLR]. On n’a jamais pensé à une branche armée quand nous étions dans l’opposition, pourquoi le ferions-nous maintenant que nous avons le pouvoir ? Jusqu’à quand fera-t-on porter à l’UDPS tous les péchés d’Israël ? ».

Pour l'instant, les membres de familles de certaines personnes arrêtées demandent à l'État d'établir les responsabilités pour dédouaner les innocents détenus dans cette affaire

La rédaction