Kinshasa : les vendeurs ambulants en colère contre Kasongo et Ngobila

Scène de protestation sur l'avenue du commerce à Kinshasa contre l'arrestation de 21 étudiants congolais dans l'Etat du Pendjab en Inde (Photo droits tiers)

Quelques vendeurs ambulants du boulevard du 30 juin sont très fâchés contre le général sylvano Kasongo, inspecteur provincial de la police ville de Kinshasa.

Au micro d'Election-net.com, ces derniers dénoncent la tracasserie dont ils sont victimes depuis vendredi dernier. D'après eux, les policiers dépêchés par le général sylvano Kasongo, ont confisqué la marchandise des quelques vendeurs après les avoir brutalisés.

" C'est depuis 1992 que je suis ici au boulevard, et je vends pour faire scolariser mes enfants. C'est à cause de la souffrance que l'on vend ici. Les autorités nous demandent de quitter ici au boulevard, alors que le grand marché est fermé, et que tous les vendeurs se sont évadés, ils n'ont même plus où vendre. Comment va marcher le pays?", s'interroge une vendeuse devant la galerie Albert.

" Trop c'est trop, le gouverneur Ngobila a maintenant laissé le grand marché pour venir nous suivre Ici, qu'ils nous laissent tranquillement ici.Hier, ils ont confisqué la marchandise à une maman, elle est partie récupérer ça et ce matin, elle n'a même pas encore vendu, on vient de confisquer une fois de plus sa marchandise. Que va faire cette maman veuve qui vend pour nourrir sa famille ? Avec Kaniama c'était comme ça et Kasongo veut recommencer aussi", s'indigne un photographe.

" C'est que l'on vit aujourd'hui est une contraction pure et simple. Nous sommes victimes du régime passé. Les mêmes bavures qu'on était en train de déplorer pendant le régime brutal, c'est ce que nous revivons aujourd'hui. C'est aberrant de voir un général de la police, un colonel dans la rue entre de mater les mamans qui vendent des oranges et des cacahuètes, bref les petits commerçants ambulants. Tout ce qui se passe aujourd'hui va retourner contre le chef de l'État", poursuit-il.

" Nous sommes congolais de père et de mère.Sous le régime de Kabila on était à 0, 1% mais pour le moment nous sommes à 0, 0% de la vie sociale. On a vu un colonel, un général se mettre à la poursuite d'une personne. Un général n'arrête pas les gens, ils donnent les ordres depuis son bureau. Un colonel, un général se met à la poursuite d'une maman vendeuse des oranges, des mangues, en quoi une maman vendeuse des cacahuètes
empêche une haute institutions à fonctionner(…),", déplore les commerçants interviewés par election-net.com.

Joël Nzuzi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *