Kinshasa : les Panafricanistes contre la spoliation du musée du Mont-Ngaliema

Ville de Kinshasa. Ph Enet/Liévin LUZ.

En conférence de presse ce samedi 04 décembre à Kinshasa, Mwazulu Diyabanza, chef d'un mouvement panafricaniste appelé Yanka Nku a dénoncé le comportement du président Félix Tshisekedi qui fait pression pour que le musée de mont-Ngaliema soit déplacé. D'après lui, cet acte du président Tshisekedi met en péril tous les efforts des ancêtres congolais.

À la même occasion, il a rappelé son combat, celui de la restitution des œuvres d'art africains qui se trouvent dans les différents musées à travers le monde.

"Notre sortie médiatique de ce jour, c'est pour vous parler de la restitution des œuvres d'art africaines, aujourd'hui enfermées dans les musées internationaux, des œuvres volées et pillées depuis notre malheureusement rencontrer avec l'occident. Notre combat, c'est pour la restitution de ses œuvres qui est notre identité", a-t-il souligné avant de dénoncer le comportement du président Tshisekedi qui selon lui jette en pâture ce combat panafricaniste avec son initiative de déplacer le musée de mont-Ngaliema.

" Le président doit être le porte-parole des Congolais vivants et morts. Je voudrais ici et j'étais choqué ; je voulais avec fermeté, dénoncer l'attitude que je pourrais appeler à la limite" honteuse", du président Tshisekedi. Il y'a le musée de mont- Ngaliema, les œuvres sont en train de pourrir au Mont-Ngaliema, près de 40 milles et le président Tshisekedi est en train de faire pression pour que le musée de mont-Ngaliema quitte ce lieu. Et puis on veut en faire quoi ce bâtiment ? Il semblerait, je ne confirme pas encore, que le président veut mettre une chambre froide. Vous sacrifiez tous les génies de nos ancêtres dans le domaine culturel, pour aller ramasser les poissons frigorifiés et donner ça au peuple ? Certains disent que c'est son épouse qui veut installer une galerie présidentielle. Je dénonce cela. Je l'ai dit, je suis en train de combattre en Europe, d'où je fais la prison, je ne reculerai pas. Je donnerai de ma vie s'il le faut pour barrer la route à ce projet" dit-il.

Il a en outre expliqué son geste posé en Europe, celui d'aller récupérer une statue au musée du Quai Branly, sans autorisation.

"On ne demande jamais à un voleur de restituer ce qu'il a volé. Voilà pourquoi j'étais parti récupérer une statue au musée du Quai Branly. Cette façon d'agir nous l'avons appelé diplomatique agissante, qui a mis la base sur le débat de la restitution de nos œuvres", explique-t-il.

Joël Mesa Nzuzi

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