Kinshasa : le FCC de Joseph Kabila boude l'investiture du bureau de la CENI

Ferdinand Kambere ,secrétaire permanent adjoint du PPRD. Photo Enet. Prince B

Par une ordonnance présidentielle lue sur les ondes de la RTNC, Félix Tshisekedi alors président de la République démocratique du Congo (RDC) investissait le nouveau bureau de la commission électorale nationale indépendante ( CENI), avec à sa tête Denis Kadima, un candidat controversé.

En réaction, le PPRD Ferdinand Kambere, au nom de sa famille politique et parti politique, affirme que cette ordonnance présidentielle est nulle et sans effet, car pour eux, rien n'a été fait jusqu'ici.

"Nous ne reconnaissons pas la CENI de Kadima. Et cette ordonnance ne nous est pas opposable. Nous supposons que rien n'a jamais été fait", prévient, sur TOP CONGO FM, Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD

D'après lui, "Ils font ça simplement comme Union sacrée. Nous savons que ceux qui étaient dans la commission paritaire n'étaient que de l'Union sacrée. Nous savons que les listes de délégués n'ont jamais été envoyées à Christophe Mboso. Donc, ils sont en train de faire leur théâtre. Cela ne concerne pas la nation. Tout le monde comprend finalement que le malheur du Congo, c'est quand l'UDPS accède au pouvoir. Cette ordonnance vient jeter de l'huile au feu", fait-il savoir, et de rappeler que :

"La CENI est une institution citoyenne. Elle ne peut pas appartenir à une famille politique. Ceux qui jubilent sont de l'Union sacrée. On serait content si c'était une CENI consensuelle. Mais là, ils décident seuls", s'indigne-t-il, avant de lancer un appel au boycott de cette nouvelle équipe investie.

''Tous ceux qui sont épris de paix et de démocratie, à toutes les forces politiques qui sont dans l'Opposition, les forces de la Société civile de ne pas considérer cette ordonnance. Et jusque-là, la position de notre famille n'a pas changé. Les déclarations vont se suivre. Les manifestations vont se succéder. Nous allons utiliser toutes les voies pour lutter afin de défendre la démocratie. Nous n'accepterons pas de rentrer dans la dictature", conclut Ferdinand Kambere.

Joël Mesa Nzuzi

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