Kinshasa : "le Chef de l'État n'était pas d'accord avec notre démarche de l'accueillir triomphalement" (Augustin kabuya)

Après un long voyage à l'extérieur du pays, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi avait regagné Kinshasa, la capitale congolaise, jeudi dernier.

A cet effet, un accueil chaleureux lui était réservé. Députés nationaux, membres du gouvernement Sama Lukonde et militants des partis politiques de l' Union sacrée étaient tous mobilisés. Des langues se délient pour dénoncer la " dilapidation", de l'argent du contribuable congolais qui aurait servi à la mobilisation.

En réaction, le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social UDPS, affirme que
"le Chef de l'État n'était pas d'accord avec notre démarche de l'accueillir triomphalement jeudi dernier lors de son retour au pays après avoir été en Israël, au G20 et à la COP26. Mais comme tout démocrate, il nous a écouté. Nous avons avancé des arguments convaincants qui l'ont poussé à donner son quitus à la dernière minute", révèle, sur TOP CONGO FM, Augustin Kabuya.

D'après lui, la polémique sur l'utilisation des moyens financiers de l'État congolais ne constitue qu'une diversion, une démarche pour nuire au chef de l'État.

"Comment une personne qui n'était pas d'accord avec une démarche, puisse encore ordonner qu'on débourse les moyens de l'État pour son accueil ? C'est très malhonnête de faire de telles allégations. C'est de la mauvaise foi. Vous pouvez demander aux services de la présidence. C'est la veille, autour de 19 heures que le Chef de l'État avait autorisé d'être accueilli et a demandé à ses services d'être à l'aéroport et de préparer tout son parcours. Pour aller à l'aéroport faut-il payer un billet de 2 mille dollars ?. Même un piéton peut aller à l'aéroport. Et tous les moto-taximen (Wewa) qui ont été mobilisés, ont-ils été payés ?", s'interroge-t-il.

A l'en croire, le président Félix Tshisekedi reste l'homme le plus populaire de la RDC, en dépit des messages véhiculés par ses détracteurs.

''le Chef de l'État est l'homme le plus populaire du pays. Les mêmes personnes voulaient faire croire à l'opinion que le Chef n'est plus aimé par la population à cause des dossiers RAM et CENI. Mais quand ils ont vu cette marée humaine, leur jalousie est allée jusqu'à l'extrême", conclut Augustin Kabuya.

Joël Mesa Nzuzi

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