Kinshasa : Kikaya Bin Karubi à Félix Tshisekedi " « On ne brûle pas la maison avant d’avoir déménagé

Barnabé Kikaya Bin Karubi, ancien Conseiller de Joseph Kabila. Photo de tiers.

L’ex conseiller diplomatique de Joseph Kabila n’a pas laissé passer  le dossier controversé  de prestation de serment des hauts magistrats  récemment  nommés par Felix Tshisekedi à la cour Constitionnelle, Barnabé Kikaya Bin Karubi,Professeur à l'Université de Kinshasa, et cadre du front commun pour le Congo, la décision du conseil de ministre vise à créer une crise institutionnelle qui conduirait à la dissolution de l'Assemblée nationale. Chose qui n'est pas possible d'après lui.

"Depuis plusieurs mois, ils sont à la recherche d’une crise qui déboucherait sur la dissolution du Parlement. Malheureusement, la seule crise qui puisse la justifier est celle qualifiée de persistante entre Assemblée nationale et Gouvernement, selon l’Article 148 de la Constitution. Elle est pour le moment impensable. Majoritaire à l’Assemblée Nationale et au Gouvernement, le FCC n’a nullement envie de la susciter». :

L’ex ambassadeur à Londres  estime que "Cette cérémonie, aux termes de l’Article 10, engage exclusivement et collégialement le Président de la République, les présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat ainsi que le Bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature. Exit le Gouvernement.

Aux plans protocolaire, sécuritaire, financier et matériel, ces trois institutions se suffisent. Elles n’ont nullement besoin du Premier Ministre, ni du Ministre chargé des Relations avec le Parlement".

Cependant, il demande au président de la République Félix Tshisekedi d'éviter la creation d’une crise  entre institution, mais surtout  un bras de fer avec son partenaire le FCC.

"Fatshi et Fatshistes devraient se rappeler et appliquer le bon conseil sage du Cardinal Laurent Monsengwo aux participants à la CNS en 1991-1992, paroles qui résonnent encore dans les oreilles du journaliste que j’étais à l’époque : « On ne brûle pas la maison avant d’avoir déménagé »,a-t-il martelé.

Pour sa part, le chef de l’Etat  n'entend   nullement faire marche en arrière.

Joël Mesa Nzuzi