Kinshasa/dossier Immeuble Aimée Tower : des Congolais victimes de la manipulation des expatriés chinois

Depuis quelques jours la toile bouge au sujet du dossier concernant l’immeuble querellé, Aimée Tower, dans la commune de la Gombe, un immeuble appartenant aux sujets chinois au nom de la société chinoise pour le développement du Congo. Il se fait que suite à une décision judiciaire, certains appartements de cet immeuble se retrouvent querellés entre d’une part La société Bercongo Europa une société tenue par des Congolais et contre les chinois.

En effet, un contrat a été signé en 2016 entre les deux sociétés, contrat qui n’a pas été respecté par la partie chinoise. En son second article, qui stipule que 25% des investissements chinois devraient revenir à bercongo qui est l’apporteur d’affaire et aide financier de la partie chinoise ici au Congo. C’est en exécution de cette entente que la partie congolaise a aidé la partie chinoise à faire venir les fonds via ses comptes, à acquérir certains terrains à Kinshasa et à Lubumbashi mais aussi des concessions minières. Mais depuis, la partie chinoise a coupé les ponts avec son partenaire congolais, qui ne retrouvant pas ses droits, a décidé de saisir la justice de son pays.

De la saga judiciaire

Le dossier a donc été conduit au tribunal de commerce de la Gombe, où les chinois, forts de leurs appuis politiques ont boycotté le procès et donc ont été condamné par défauts. Une fois signifié du jugement, la partie chinoise va décider d’interjeter appel au niveau de la cour d’appel de Kinshasa Gombe pour casser le premier jugement. Mais malheureusement, en oubliant que dans une affaire commerciale, le délai d’appel est de 8 jours, pourtant eux ne sont venus que 16 jours après. Coup de massue, la cour d’appel va confirmer le premier jugement en cassant l’argumentaire chinois pour dépassement de délais ou forclusion de délais.

Sans oublier qu’à la cour d’appel, plusieurs autres affaires ont été portées en justice par la partie chinoise, dont la suspension d’exécution, qui a été rendue en leur faveur, mais aussi une autre affaire où il y a eu défaut congé.
Bref, jusque-là, les jugements en premier degré et en appel restent en faveur de Bercongo Europe. En attendant la prochaine étape est pour la semaine prochaine.

Des implications politiques et de la rébellion

Forts de ses deux jugements, la partie Bercongo va organiser l’exécution de ses droits pour être installé en ses appartements, car le juge a accordé 21 appartements sur les 84 de l’immeuble, à la partie congolaise. Et c’est là que les représailles ont débuté avec un refus total des Chinois de laisser aux congolais le droit de jouir de leurs biens. Ce, en utilisant des personnalités influentes et même les badauds pour menacer.

Ce qui fait qu’à ce jour, munie de deux jugements, avec un PV d’installation et une réquisition du parquet, la partie congolaise reste dans l’impossibilité de jouir de ses droits puisque les chinois se faisant passer pour victimes alors que les vrais bourreaux, refusent de permettre l’exécution d’un jugement rendu au nom du chef de l’État. C’est à se demander si en Chine pareille chose pourrait se faire ? Pire, pour mieux se défendre, les Chinois ont lancé une campagne médiatique tonitruante contre certains Congolais qui n’ont rien à voir avec un jugement, car n’étant pas de l’appareil judiciaire notamment l’ancien porte-parole du gouvernement, l’honorable Mende Lambert ou encore le président de la ligue des jeunes de ce parti Jean Thierry Monsenepwo, d’anciens juges et magistrats à la retraite aussi. Comme pour dire que le congolais même dans son propre pays, est et reste marginalisé face à des étrangers qui montent les Congolais contre leurs propres frères.