Kinshasa-Covid-19 : la mesure de 50% de passager à bord de transport en commun levée

Boulevard du 30 juin commune de la Gombe, lundi 29 juin 2020. Photo ENET/Liévin LUZ

La transport en commun à Kinshasa dans la journée du mercredi était un enfer. La réduction du nombre de passagers à bord des engins de transport en commun pour lutter contre la 3eme Covid-19 était à la base de la difficulté observée dans ce domaine.

Après la manifestation spontanée des habitants du district de la Tshangu pour dénoncer cette mesure impopulaire associée au couvre-feu, le gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila s'est vu dans l'obligation de faire un rétropédalage pour lever cette mesure.

L' annonce a été faite tard dans la nuit du même mercredi à l’issue d’une réunion tenue par le gouverneur Ngobila, avec le commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, Sylvano Kasongo.

Toutefois, le port de masque reste obligatoire, précise Sylvano Kasongo.

« Les allègements que nous apportons avec le gouverneur de province, c’est que concernant le contrôle dans le transport public, tout le monde doit avoir son masque et personne ne doit être debout. Le contrôle de 50% des places assises ne sera plus appliqué. Toutes les places assises peuvent être occupées (…) Mais chaque passager doit être assis et portant son masque. Chacun doit avoir son masque ", insiste-t-il.

Il a par ailleurs invité les transporteurs à n'embarquer que le nombre requis pour chaque véhicule :

" La police ne va plus effectuer le contrôle de pourcentage en ce qui concerne l’espace du véhicule de transport en commun. Toutes les places assises peuvent être occupées. Mais, s’il y a une personne debout, là on va interpeller le propriétaire du véhicule et la personne qui ne sera pas assise. La maladie est là, il faut prendre cela au sérieux", avant d'évoquer la décision prise en rapport avec les taxis-motos.

"Ils ne peuvent transporter qu'une seule personne. D’ailleurs ça a toujours été comme ça. Et la loi exige une seule personne. C’est le code de la route. On ne peut pas changer ça et nous serons stricts", dit-il.

Il faut préciser que le transport en commun avait augmenté de prix à Kinshasa mercredi suite à cette mesure exigeant les chauffeurs à ne prendre que 50% des passagers à bord des engins de transport.

Joël Mesa Nzuzi