Kinshasa : Convoqué par la justice, Théodore Ngoy rejette l'hypothèse d'un fake news

Theodore Ngoy, candidat à l’élection présidentielle en RDC. Kinshasa, le 4 décembre 2018. Photo de tiers

Avocat de carrière et homme politique congolais, Théodore Ngoy réfute l'hypothèse selon laquelle, sa convocation ainsi que celle de Martin Fayulu soit un fake news.

Sur Top Congo FM, ce dernier confirme avoir reçu les agents du parquet dans son bureau et il détient leurs noms.

"Je ne crois pas que ma convocation au Parquet général près la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe, avec Martin Fayulu, est un fakenews. j'ai reçu deux agents à qui j'ai demandé de me présenter des cartes d'identité, des cartes de service. C'est vrai qu'ils les ont présentées de loin. D'abord, je ne les ai pas fait entrer parce que je les trouvais suspects. C'était à la fenêtre d'un de mes bureaux sur l'avenue des Orangerais à côté du cimetière de la Gombe. J'ai même pris leurs noms" témoigne-t-il.

Considérant cette convocation comme une menace, Théodore Ngoy appelle le parquet à ouvrir une enquête.

"Si on prend l'hypothèse qu'il y a faux en écriture, il y a lieu pour le Parquet d'ouvrir l'enquête pour savoir qui a fait cela et pourquoi . C'est déjà une agression contre nous. Je reçois des menaces. Le Parquet doit savoir si cette agression est orchestrée par qui. Le Parquet doit le savoir" et de poursuivre :

"S'il s'avère que ces signatures sont celles des officiers du ministère public, on doit aussi nous expliquer pourquoi ces actes étaient sur les réseaux sociaux avant même qu'ils nous parviennent alors qu'ils sont couverts des secrets d'instruction".

Par ailleurs, il annonce saisir le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe contre le nommé Franck Kalolo, signataire de la plainte et son ONG.

"Je veux signer un communiqué dans quelques heures dans lequel je vais annoncer que j'ai saisi, par citation directe, le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe contre le nommé Franck Kalolo, signataire de la plainte et son ONG".

D'après  Théodore Ngoy, le but de cette plainte est celui de  savoir comment le fait, pour lui, de poser les actes de sa profession d'avocats peuvent se transformer en offense au Chef de l'Etat. 

"Monsieur Kalolo doit être sûr les faits qu'il a mis dans sa plainte" prévient-il. 

Joël Mesa Nzuzi