Kinshasa/Cloture 1ère Édition du FIFAF: les femmes africaines leaders s'expriment

La 1ère édition du Forum International des Femmes Africaines (FIFAF) a baissé ses rideaux ce mercredi 29 septembre 2021 à Kinshasa à l’Hotel Venus. Durant 3 jours d’atelier, les femmes venues de plusieurs pays africains, de l’Europe comme de l’Amérique, ont échangées sur plusieurs questions du genre notamment sur le leadership féminin, de l’entrepreneuriat et la bonne Gouvernance, afin de dégager des résolutions leur permettant d’atteindre leur objectif, celui de se faire entendre, et d’être plus utile qu’avant dans la sphère de prise de décision.

Le Directeur du cabinet de la Ministre déléguée des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, a indiqué que « les résolutions prises dans ces assises permettront à notre continent de pousser loin la question de la promotion du genre à travers la mise en place d’une politique et programme approprié». C’est ainsi qu’il a déclaré clos les travaux de cette première édition du FIFAF.

Présente dans ce Forum, la Ministre provinciale du Lualaba du genre, familles et enfants Nathalie Lunda Ngandu, a tout d’abord rendu les hommages les plus déférents au Président de la République, Président en exercice de l’Union Africaine, Félix Tshisekedi, qui ne ménage aucun effort pour la promotion et le leadership féminin. Mais aussi le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, pour avoir permis aux membres du Gouvernement de prendre part à cet atelier qui a duré 3 jours à l’Hotel Venus. Dans son speech, la Ministre du genre s’est dite « convaincue que ces échanges ont permis à toutes les femmes présentes d’améliorer leurs connaissances acquises et beaucoup plus sa mise en pratique».

Elle a, en outre, appelé les femmes à rester active dans leurs milieux respectifs et de relayer ses connaissances : « C’est pourquoi nous sommes contentes d’être dans ses assises, car nous avons bénéficié de ce qui va nous aider plus tard», a-t-elle conclu.

Si le thème général du FIFAF était axé sur l’accroissement de la représentation des femmes aux postes de prise de décision, Francine Katempa, Présidente de la Génération Femme espoir du Congo ASBL dans le Haut-Katanga, une des femmes leaders participante à ces assises estime que la femme peut se valoriser même en dehors de la politique.

«On ne doit pas seulement se baser sur la politique. Nous-même nous pouvons nous prendre en charge et être indépendante en entreprenant dans d’autres secteurs».

Pour sa part, Bernadette Shungu, une des oratrices provenant de la France, pense qu’au-delà de la représentativité des Femmes aux postes de prise de décision, elles doivent aussi méritées ces postes à leurs compétences.

« On demande la parité, on demande qu’elle soit prioritaire parce qu’elle est majoritaire dans la société, qu’elle soit à sa place et qu’elle soit représentée selon ses ambitions et ses compétences. On ne demande pas le favoritisme, mais qu’elle soit placée proportionnellement aux hommes… mais plus ça monte en grade, plus le taux des femmes baissent. Elles doivent prendre conscience et s’engager en politique et être à sa place. Elle doit aussi prendre possession de toutes les lois qui existent », dit-elle, exigeant son application qui fait défaut par manque de volonté politique des dirigeants.

Sur cette même lancée, Grace Ngbaleo, l’autre oratrice venant de la Centrafrique souligne que pour que les lois sur la représentativité de la femme soit appliquées, il faudra mener des plaidoyers.

« Il faudra mener des plaidoyers auprès des institutions nationales et internationales. Il faut travailler là-dessus, sortir des stratégies, mener des plaidoyers, faire des rencontres, utiliser tous les moyens notamment la presse, afin de faire entendre notre voix », a-t-elle martelée.

À son tour, Francine Lobho, présidente de la femme congolaise pour la paix en provenance des États-Unis, s’est dite être fière de voir beaucoup de pays rejoindre le Congo pour les questions du genre. « On a formé un bureau et une charte qui va travailler. On a voulu que la représentation de tous les pays soit là parce que cette question ne touche pas seulement la RDC mais toute l’Afrique », dit-elle avant de saluer la présence des femmes handicapées, car selon elle, « c’est une population qu’on ne peut plus jamais oublier. Ce sont nos sœurs. Je pense que la femme handicapée devra prendre le micro et parler devant toute la République », conclut-elle.

Pour ce faire, la Coordonatrice du FIFAF, Dorcas Nancy Mbombo Mukenge a manifesté sa joie d’atteindre l’objectif, celui de réunir les Femmes Africaines à Kinshasa, de parler sur le leadership et de faire l’état de lieu.

Elle annonce cependant revenir devant la presse pour exposer différentes recommandations prises dans ces travaux.

Theo Liko

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