Kinshasa/1ère édition du FIFAF: Dorcas Mbombo plaide pour plus de représentation des femmes aux postes de prise de décision

À l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme africaine, le Forum International des Femmes Africaines (FIFAF) a ouvert ses portes le lundi 27 septembre 2021 à Kinshasa au salon OKAPI de l’Hôtel Venus pour sa première édition sous le thème général « le leadership et la participation des femmes aux postes de prise de décision pour le développement socioéconomique de l’Afrique ».

Dans son mot, la coordonnatrice du FIFAF Dorcas Mbombo a tout d’abord explicité l’acquisition de la journée internationale de la femme africaine depuis les années 1960 avant d’être adopté par les Nations-Unies en 1974.

« Le rôle obtenu par les femmes africaines témoignent de leur capacité de réaliser et d’apporter le changement sur le continent…», a-t-elle dit dans son discours.

Elle s’inquiète sur le fait que « la Journée internationale de la femme Africaine reste peu connue mais tout de même célébrée dans plusieurs pays du continent », se félicitant par contre de l’apport de cette journée qui a suscitée une amélioration importante du droit des femmes en Afrique notamment avec le quotas de 5% de la moyenne des femmes chefs d’entreprise, supérieure à la moyenne mondiale.

« Plusieurs états ont mis en place des instruments pour rapporter une protection certaine à la junte féminine. C’est ainsi que l’Union Africaine a adoptée le protocole additionnel à la charte africaine de droit de l’homme relatif aux droits des femmes en Afrique communément appelé le protocole de Maputo», poursuit la coordonatrice du FIFAF.

« Pour l’Afrique, la période actuelle est opportuniste. Après une décennie des fortes croissances économiques, les pays africains sont mieux en mesure de générer les ressources indispensables pour investir dans le développement national et la stabilité, la croissance de leur prospérité. Les Femmes Africaines constituent une partie incontournable de cette prospérité », dit-elle.

Consciente des multiples obstacles que font objet les femmes dont le coût est payé par l’ensemble des populations africaines, Dorcas Mbombo demande de veiller à ce que l’amélioration du niveau de représentation des femmes se traduise en une véritable influence au sein du Gouvernement, dans les entreprises,…afin de donner aux femmes la possibilité d’apporter leur contribution au développement, à la vie politique et sociale de l’Afrique. Malgré les avancés significatifs du continent, « le défis y reste, mais l’espoir est permis…la tendance semble positive » dit-elle, à l’image des femmes devenues présidentes de la République notamment au Malawi, à la Centrafrique et autre fois au Liberia.

Pour ce faire, elle plaide auprès des décideurs de « favoriser le système de quotas au niveau de l’assemblée nationale pour qu’il y ait plus de représentation aux postes de prise de décision » a-t-elle conclu

Ouvert le 27 septembre, la première édition du FIFAF fermera ses portes ce 29 septembre 2021.

Theo Liko

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