Kindu : trois personnes blessées lors d’une marche de soutien à Matata Ponyo

Quelques manifestants de ce jeudi 03 juin à Kindu, en soutien au sénateur Matata Ponyo/photo tiers

Bilan dressé à la presse locale par le Président de la société civile forces vives du Maniema, Maître Stéphane Kamundala, organisateur de la marche de soutien au Sénateur Augustin Matata Ponyo.

Selon ce dernier, ces trois personnes ont été blessées par des balles réelles tirées par les éléments de la police.

“Nous venons déplorer la répression de la marche, par le fait qu’aujourd’hui après notre marche, nous venons d’enregistrer trois blessés qui sont internés, à balles réelles. Deux sont blessés au niveau de la tête, et sont internés au clinique Mapon, et le chef Ashibake du quartier Lumbulumbu qui a reçu une balle réelle sur la jambe droite. C’est quelque chose qu’on déplore. On déplore aussi et on dénonce les tortures dont ont été victimes la plupart de gens qui marchaient, et nous dénonçons comment on peut utiliser la force, les gaz lacrymogènes qui essaient un peu de menacer notre santé nous tous qui avons été dans la marche”, a expliqué Maître Stéphane Kamundala.

Il indexe cependant le Gouverneur intérimaire, Idrissa Mangala, issu du parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), d’être l’auteur de la répression de la dite marche.

“(…) Et on déplore le fait que c’est le Gouverneur ai qui a été dans l’UDPS pendant 32 ou 37 ans. C’est un parti politique qui a été champion en marche, et ils étaient les premiers à dénoncer tout ce qui se passait, mais à un moment donné ils l’ont fait, avec l’autorisation des autorités, mais aujourd’hui, le même UDPS au pouvoir, réprime les marches comme si la constitution a changé. Donc, là on comprend, on est capable de faire du mal ou de dénoncer l’autre lorsqu’on n’a pas le pouvoir. Et une fois qu’on l’a, on se comporte comme les autres. C’est quelque chose qui nous déçoit“, a-t-il renchéri.

Et de poursuivre : “La marche est constitutionnelle, nous ne pensons pas pourquoi les gens peuvent avoir peur de recevoir les messages des autres. Donc, nous ne sommes pas contents, franchement. Nous pensions qu’avec le Gouverneur ai, les choses iraient mieux, mais nous pensons que c’est une provocation à la société civile, et la société civile ne va pas se laisser faire. Elle aura à suivre ces démarches comme le prévoit la constitution toutes les fois qu’il le faudra”.

Il annonce en par ailleurs le lancement dans les prochains jours, d’une pétition qui va être soumise à la signature de toute la population qui appuie Augustin Matata Ponyo, et qui ne veut pas que ce dernier soit en difficulté.

Pour lui, cette structure citoyenne n’empêche pas la justice à faire son travail comme les penseraient d’autres personnes, mais elle fustige l’instrumentation et la politisation de celle-ci.

“On ne peut empêcher la justice de faire sont travail, mais on ne peut pas non plus à vouloir que la justice soit instrumentalisée, politisée. Les actions qui ne sont menées par la société civile ne sont pas anti constitutionnelles. Et donc, autant la justice peut faire son travail comme les lois les prévoient, autant la société civile forces vives, mènera ses actions conformément à la constitution”, a-t-il chuté.

Il sied de rappeler que la société civile forces vives du Maniema a appelé ce jeudi 03 juin la population de la ville de Kindu, capitale du Maniema à manifester pacifiquement, en soutien au Sénateur Augustin Matata Ponyo qui fait objet des poursuites judiciaires dans le cadre du projet du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.

Les organisateurs ont, malgré la répression de la marche par la police, déposé un mémorandum au procureur général près la cour d’appel de Kindu, adressé au Président de la République. Dans ce mémorandum, la société civile forces vives du Maniema, dit être contre toutes tentatives ou toutes menaces d’arrestation ou de poursuite contre le Sénateur Matata Ponyo. Elle dénonce en outre, une politique d’acharnement contre les acteurs politiques de l’espace Est de la République Démocratique du Congo.

Elle demande au Président de la République de s’impliquer personnellement, en sa qualité de Magistrat suprême pour étouffer cette action.

La société civile forces vives du Maniema demande également au Sénat de ne pas être désolidarisé et de parler un même langage, de ne pas sacrifier un de leur.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu