Kidnapping de deux médecins : le gouvernement provincial du Maniema répond à la NDSCI

Siège du Gouvernement Provincial du Maniema, photo tiers

Le gouvernement provincial du Maniema répond par l’entremise de son Ministre de l’Intérieur, Ordre Public, Relations avec les Partis Politiques, à l’interview de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile, NDSCI-Maniema accordée ce mardi 04 mai à election-net-com, au cours de laquelle cette structure citoyenne a accusé l’exécutif provincial de “lâcheté”, mais aussi de ne pas s’impliquer activement sur la situation des deux médecins Congolais affectés à l’hôpital général de Lusangi en Kabambare, enlevés à leur poste de travail depuis le 04 mai 2020, et qui ont totalisé ce jour, un an, entre les mains de leurs ravisseurs.

Dans un entretien téléphonique accordé à election-net-com, le Ministre provincial de l’Intérieur, Ordre Public, Relations avec les Partis Politiques, rejette en bloc ces accusations.

“Si la Nouvelle Dynamique de la Société Civile accuse le gouvernement provincial d’être incapable dans ce dossier là, moi je m’inscris en faux. Le problème sécuritaire ne se traite pas comme tout autre problème. Parceque le problème sécuritaire est très crucial. Ceux qui ont enlevé les deux médecins, ce ne sont pas les éléments de l’armée régulière, ce sont les éléments d’une milice. Et comme vous le savez, ces miliciens étaient en hostilités totales avec le gouvernement congolais. Alors, tout celui qui a été pris par mégarde, avant sa libération, il faut qu’il y ait des conditions”, a ainsi réagi Afani Idrissa Mangala, sans donner trop de précisions sur ces conditions qui seraient posées par les miliciens avant la libération des otages.

Il assure cependant que le gouvernement provincial a entamé des négociations avec ces miliciens il y a, selon lui, longtemps. De ces négociations, le gouvernement a, à l’en croire, obtenu depuis maintenant un an, la fin des hostilités entre la milice et l’armée loyaliste.

D’après toujours lui, la deuxième étape des négociations que mène actuellement le gouvernement provincial consiste à amener les miliciens à la reddition.

Il fait par contre savoir que certaines conditions posées par les miliciens pour la libération de ces médecins et autres activistes des droits de l’homme qu’ils prennent en otages ne doivent être exécutées que par le gouvernement central.

“(…) Mais, nous au niveau du gouvernement provincial, nous sommes assez limités quand à certaines conditions que ces miliciens sont entrain de poser. Alors il faudrait recourir au gouvernement central pour obtenir des solutions à certaines conditions posées par les miliciens”, a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les choses, ont par ailleurs été tirées en longueur, faute d’un gouvernement responsable au niveau national pendant plusieurs mois.

Il rassure cependant de l’engagement du gouvernement provincial dans les démarches visant leur libération.

“Nous sommes de coeur avec les deux médecins qui ont été enlevés. Ce n’est pas de notre propre volonté que nous sommes entrain de laisser nos frères souffrir dans la forêt, mais le gouvernement est totalement engagé pour faire libérer les deux médecins qui ont été enlevés”, affirme Afani Idrissa Mangala.

À lui de chuter : “Les démarches continuent, nous sommes dans la bonne voie, nos frères vont recouvrer leur liberté d’ici là, parceque le Gouverneur est très soucieux de la vie de ces médecins et d’autres personnes en dehors de ces médecins qui ont été enlevées par les miliciens”.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu