Kenya/RDC: des coopérations militaires pour qui et pour quoi ? Une ONG exige un débat parlementaire

patrouille de reconnaissance aérienne conjointe MONUSCO-FARDC effectuée le 19 mai dernier dans le Territoire de Djugu. Ph. Monusco

La coopération militaire entre la RDC et le Kenya servirait-elle à appuyer les opérations de lutte contre les groupes armés à l’est, tuer des civils et piller les ressources naturelles du pays ?

La signature d’accords entre la République démocratique du Congo et le Kenya au sujet de la coopération militaire pour le rétablissement de la paix à l’Est, mérite qu’on s’y intéresse de plus près, à l’heure où Felix Tshisekedi sollicite également le soutien de la France.

La société congolaise pour l’Etat de droit (SCED) salue l’engagement de Félix Tshisekedi et Uhuru Kenyatta d’éradiquer l’insécurité lors de leur tête-à-tête à Kinshasa. Par la même occasion, elle émet sa crainte face aux facteurs endogènes et exogènes de la violence dans la partie orientale du pays.

(…) Au sujet du rétablissement de la paix à l’Est du pays, la SCED dit oui à la coopération militaire, en vue d’anéantir les groupes Islamistes qui sèment la désolation, mais conseille tout de même la grande prudence surtout lorsque l’on sait que les interventions militaires des forces étrangères ont fait plus de malheurs que des bonheurs aux populations “explique Dominique Kambala bâtonnier du barreau du Kasaï-Central et DG de la SCED

A en croire Kambala, la représentation nationale doit statuer sur ces accords, retenir le modus operandi afin d’éviter les entraves.

“La SCED propose que cette question fasse l’objet d’un débat parlementaire responsable et républicain, de même que celle concernant la coopération militaire entre la RDC et le Kenya” recommande-t-il.

Soucieux de ramener la paix dans la partie Est de la République démocratique du Congo, le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé le mercredi 21 avril l’arrivée des troupes kényanes pour appuyer les FARDC.

Jean-Claude Shamois