Kasaï Central/Procès de meurtre des experts des nations unies : Voici ce qu’a dit la journaliste Sonia Rolley à la cour

Sonia Rolley, journaliste de RFI. Ph. Tiers

Invitée à comparaître comme renseignante devant la cour militaire de l’ex province du Kasaï Occidental démembrée, la journaliste française de RFI s’est présentée à l’audience ce jeudi 15 avril 2021 à Kananga .

Assignation à témoin à son égard à cause de ses publications, analyses et reportages réalisés sur les violences qui ont secoué la région du Kasaï 2016-2017 et surtout en rapport avec le double homicide des experts onusiens Zaida Catalan et Michael Charpe .

Sonia Rolley a reconnu avoir été dans la délégation d’experts des nations unies qui étaient en mission dans la région du Kasaï en janvier et mars 2017. Elle a rappelé à la cour, les objectifs du séjour des experts notamment enquêter sur les violences, le recrutement dans les groupes armés, les violations des droits de l’homme, l’existence de fosses communes et cache d’armes…

Elle était dans la délégation en janvier 2017 puis en Mars 2017 et a dit avoir partagé les mêmes installations hôtelières à Kananga avec les experts onusiens mais ne reconnaît pas avoir était une fois avec eux sur le terrain voire participé à leur conversation avec les personnes qu’ils consultaient lors de leur séjour .

Entant que journaliste, Sonia Rolley affirmé avoir mené des enquêtes à Tshimbulu, Bunkonde, Kamuina Nsapu, Tshikula…avec ses accompagnateurs en date du 9, 10 et 11 mars 2017 avant la liquidation des experts onusiens le 12 du même mois non loin du village Moyi Musuila, toujours dans le territoire de Dibaya.

En outre, elle a nommément cité le député provincial honoraire Daniel Mbayi, le feu colonnel Delphin Kahimbi, le colonel Jean de Dieu Mambueni, Vincent Manga,Tshomas Nkashama(prévenus), le chef Jacques Ntumba… comme des personnes qui lui ont fourni quelques éléments d’informations.

Aux objections soulevées par les conseils des prévenus dans ce procès, le Président de cette instance a précisé à toutes les parties que la comparante n’a pas droit d’apprécier ce qu’elle a vu ou entendu quitte à la cour de juger ses renseignements.

Notons que le débat autour de la vidéo et des relèvements téléphoniques se fera à l’audience prochaine prévue le mardi 20 Avril 2021 .
Les prévenus sont inculpés pour association des malfaiteurs, terrorisme, participation à la milice, crimes etc.

Jean Claude Shamois