Kasaï Central : La société civile invite les ONG à recruter la main-d’oeuvre locale

Membres de la société civile

Réunies au sein de la plateforme Serviteurs congolais pour le développement et la citoyenneté (SECODEC),les associations et organisations de la société civile basées dans la ville de Tshimbulu à Dibaya fustigent les procédures de recrutement et d’embauche initiées sur le terrain par différents organismes qui y interviennent.

A travers une correspondance adressée aux autorités politico-administratives de la province du Kasaï Central et au représentant sous-régional de UNHCR, les forces vives réclament la participation de la communauté locale dans l’exécution des différents projets dans cette partie frappée à l’époque par les conflits qui ont dégénéré des conséquences néfastes sur tous les plans.

“(…)depuis tout ce tant à Dibaya,les organismes qui exécutent certains projets pour l’intérêt de notre territoire n’affichent jamais les offres d’emploi ici. Ils importent la main d’oeuvre or une pensée dit faire quelque chose pour moi sans moi est contre moi “, peut-on lire dans cette lettre.

Voilà pourquoi les forces vives de Dibaya sous le label de l’ONG serviteurs congolais pour le développement et la citoyenneté SECODEC en sigle ont rédigé la lettre de protestation pour saisir le réseau provincial des organismes nationaux qu’internationaux afin de couper court à cette situation déconcertante qui, selon l’esprit de la lettre, dénigre les potentialités que regorgent les ressources humaines locales.
“… désormais,de travailler avec la main d’oeuvre locale. Nous avons choisi la voie légale en reformulant ces recommandations qui sont fondées et nous avons fait copie à l’assemblée provinciale, au gouvernement provincial pour qu’ils soient au courant afin que demain les organismes indiqués ne puissent désinformer nos recommandations “, expliquent-elles.

Notons qu’après les affres de guerre dus à la milice de Kamwina Nsapu, plusieurs communautés de la province du Kasaï Central ont été dépourvues de tous les moyens et d’autres incapables de gérer les répercussions des affrontements, avaient nécessairement besoin de l’aide humanitaire . Depuis lors,les interventions multisectorielles des organismes tant nationaux qu’internationaux sont diversement critiquées par plusieurs bouches. D’autres observateurs sont allés plus loin pour demander aux responsables de repenser aux missions dans le souci de satisfaire aux besoins des communautés postconflits.

La plupart d’agents humanitaires proviennent de l’est de la RDC où les opérations d’aide humanitaire sont quotidiennes grâce à leur expertise, souligne un chef d’équipe d’une agence des nations unies qui a requis l’anonymat.

Jean Claude Shamois