Kasaï Central/Bancarisation : le ras-le-bol des enseignants !

Manifestation des enseignants de la province du Kasaï Central . Ph. Tiers

Les enseignants de la province du Kasaï Central bancarisés à la BCDC/Equity ont manifesté leur ras-le-bol ce mardi 20 avril à Kananga. Ils ont protesté contre les mauvais traitements dont ils sont victimes de la part des banques locales.

Leur marche spontanée orientée par le syndicat des enseignants du Congo (Syeco) de la province éducationnelle Kasaï Central 1 a eu pour chute le Capitole siège de l'assemblée provinciale où un mémorandum adressé au Président de la République a été déposée m auprès du Président de cet organe délibérant.

Dans cette correspondance,ces enseignements exigent la rupture des opérations avec la Bcdc/Equity à cause des ponctions sur leurs salaires et la léthargie dans la paie.

"En effet, c'est depuis octobre 2012 que nos salaires sont bancarisés aux risques ci-après ;les retenus, l'imputation graduelle sur nos salaires de chaque mois sans explication ni motif valable. La non-conformité des salaires sur les listings de paie voiture dans les messages de la BCDC et ce que la BCDC nous paye. Nous recevons que moins qui est défini. A titre illustratifs, sur listings 290 milles francs, dans le message 287 milles et à la paie 2020 milles francs au moins que ça. Les enseignants ayant sollicités des crédits à la banque voient leurs salaires volés et violentes même "

Les chevaliers de la craie fustige en outre,le traitement inhumain des agents de sécurité et policiers commis à la garde de cette institution et l lenteur dans les opérations.

Pour eux, cette situation impactent négativement sur la qualité d'enseignement à cause de courses à la banque pendant trois à quatre jours avant de toucher à leurs salaires . Devant l'ampleur de la situation qui a déjà endeuillée une famille en 2020 et exposent certains enseignants aux intempéries, ils appellent l'inspection générale des finances (IGF) à diligenter des enquêtes au Kasaï Central sur ce afin que l'opinion publique soit éclairée.

Au ministère public, cette classe sociale sollicite son implication pour couper à cette hémorragie.
Ayant reçu cette lettre, le Président de l'AP Patrice-Aimé Sesanga a félicité les manifestants avant de promettre le transfert de celle-ci à l'avisé.

Notons que depuis les 2019 que les enseignants alarment sur cette situation, les responsables de la banque en question ont toujours justifiés les ponctions au non-paiement des services bancaires par les enseignants et les caprices des machines destinées à la paie.

Jean Claude Shamois