Kananga/Covid-19: l'ONG FMMDK déplore la flambée de cas des violences basées sur le genre pendant le confinement

Nathalie Kambala LUSE, secrétaire exécutive de l'ONG FMMDK ©photo de tiers

De nombreuses femmes et de jeunes filles ont subi dans la ville de Kananga plusieurs formes de violences basées sur le genre depuis le début du confinement instauré par les autorités du pays pour faire face à la progression de Coronavirus.

C'est ce que révèle le rapport de l'enquête menée par l'ONG Femme main dans la main pour le développement du Kasaï Central au chef-lieu de cette province.

A en croire ce document rendu public le 19 juin dernier à l'occasion de la célébration de la journée internationale de l'élimination des violences sexuelles en temps de conflits, la structure note une majoration de ces abus dans toutes les cinq communes de la ville de Kananga pendant cette période de la crise sanitaire qui, selon elle, a "renforcé la vulnérabilité de la femme et de la jeune fille".

Viols, mariages précoces , dénigrements, coups et injures, abus sexuels et autres types de violences basées sur le genre ont été subis par les femmes et les jeunes filles de la part des personnes qui leur sont en général, familières, souligne ce rapport.

"Curieusement la majorité des victimes n'ont pas dénoncé ces abus tout comme elles ne se sont pas préoccupées à chercher de l'aide de qui que ce soit " regrette Nathalie Kambala LUSE, secrétaire exécutive de la FMMDK qui révèle d'ailleurs que parmi les bourreaux, figurent notamment les responsables religieux , les militaires , des leaders dans l'opinion publique…, auprès de qui, les survivantes de ces abus étaient censées espérer de l'aide.

L’enquête recommande entre autres les actions d'autonomisation des femmes pour réduire leur vulnérabilité également accentuée par leur faible niveau d'instruction.

L'enquête menée entre le moi d'avril et celui de mai 2020, l'avait été dans le but de contribuer à la lutte contre les violences basées sur le genre pendant la période de covid-19, à en croire cette structure de défense de droit de la femme qui soutien avoir été préoccupée de déterminer l'ampleur de ces violences faites aux femmes et aux filles en décrivant les profils des survivantes de ces abus.

Van Frédéric Tshilanda depuis Kananga.