Justice militaire en RDC: les fonctionnaires de l’ICCN enfin réhabilités dans leur droit

Photo d'illustration

Le 6 octobre 2020, le tribunal militaire garnison de Kipushi après une année de bataille judiciaire opposant l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature ICCN en sigle contre le Capitaine Ngoy Mwanabute, a dans son jugement reconnu le Prévenu coupable de menace de commettre une attaque armée contre le personnel du complexe Upemba et de Kundelungu en visite avec la délégation de l’Union Européenne dans la soirée du 2 juin 2019 à Kalera, partie Est du Parc Upemba, dans le territoire de Mitwaba, Province du Haut-Katanga.

L’enquête menée démontre que le capitaine Ngoy Mwanabute, commandant poste militaire à Kyubo avait accepté d’être manipulé par les partenaires de l’ICCN en conflit avec la direction provinciale de l’ICCN, particulièrement contre le Directeur provincial Robert Muir et le conservateur en chef, Rodrigue Maugaruka Katembo.

Pour arriver à ses fins, le prévenu a organisé une embuscade en plaçant une barricade armée contre la délégation de l’Union Européenne pour prouver que les membres de la communauté locale n’approuvent guère la présence de ces deux Hauts-cadres de l’ICCN ainsi empêcher l’orientation directe du financement de l’UE vers ce patrimoine naturel.

Si ce jugement rendu au nom de la population congolaise a certainement réhabilité symboliquement les victimes de ces actes attentistes mais il n’a pas permis au complexe Upemba-Kundelungu de poursuivre avec sa feuille de route, observe le réseau des communicateurs de l’environnement(RCEN)

Capitaine Ngoy Mwanabute, l’arbre qui cache la forêt

Cet officier membre de la brigade de réaction rapide URR basé dans le territoire de Mitwaba en position de Kyubo avait agi par procuration. L’instruction du dossier dans phase prejuridictionnelle et devant le juge militaire avait démontré que le prévenu Ngoy Mwanabute a été manipulé par GFA démontré que le prévenu Ngoy Mwanabute a été manipulé par GFA Consulting, un partenaire international qui a développé cette stratégie de destabilisation avec comme mobile de diviser le complexe Upemba-Kundelungu afin de pouvoir contrôler le financement du Parc Kundelungu. Cette thèse a été confirmée par Monsieur Joseph Ming’s Herion, un ancien technicien, intervenant dans la réhabilitation de la turbine hydroélectrique et des véhicules du complexe qui, en 2020, avait déposé une plainte contre le Directeur provincial de l’ICCN pour abus de confiance afin de le discréditer auprès des partenaires financiers complexe, mais après confrontation, un non-lieu sera réservé à cette affaire pour défaut des preuves par l’instance saisie.

Des préjudices énormes pour la mise en œuvre des projets durables

Pour les membres du RCEN qui ont suivi de près ce feuilleton judiciaire, cette politique de diviser les partenaires financiers au niveau international et de jeter de l’opprobre sur les dirigeants de l’ICCN en province, en plus des menaces de mort et des embuscades dont ils ont été victimes, risque de réduire les efforts remarquables et engagé dans la mise en œuvre du plan de gestion durable de cet écosystème riche en faune et flore ; et porte préjudice non seulement l’organisation fonctionnelle de l’ICCN en province au regard de la feuille de route et planification mais peut aussi entraîner une réduction considérable de financement du CUK dans son ensemble. Une division du complexe qui va retarder également la mise en œuvre de la vision futuriste en rapport avec la restauration des écosystèmes et de la population d’animaux sauvages par une projection efficace qui devait permettre le complexe Upemba- Kundelungu de jouer un grand rôle dans la lutte et l’atténuation du réchauffement climatique et du développement socio-économique de la Région.


Le Major Jules Katalay, juge président du tribunal militaire garnison de à Kipushi avait conclu que l’affaire capitaine Ngoy Mwanabute s’inscrivait dans le vaste complot visant à déstabiliser et à discréditer l’actuelle direction provinciale de l’ICCN à cause du contrat de 15 ans conclu par cet établissement de l’Etat, l’ICCN et Forgotten Parks Foundation en sigle FPF et sur lequel GFA Consulting a été cerveau moteur selon les éléments d’enquêtes versés sur le dossier, qui nécessitent l’attention des autorités Congolaises pour mettre fin à ces pratiques qui insécurisent et découragent certains partenaires à investir, insiste RCEN.

Pour rappel, c’est depuis le 13 novembre 2017 que les Parcs nationaux Upemba et Kundelungu ont été fusionnés en une seule entité écologique sous la dénomination du Complexe Upemba- Kundelungu en devenant l’un des plus grands sites au monde avec plus de 4.470.993 ha.

L’on comprend malheureusement que, c’est le contrôle du financement de ce complexe qui a failli coûter la vie du personnel de l’ICCN et des membres de la délégation de l’Union Européenne. Il est très inquiétant qu’une organisation internationale soit impliquée dans ces actes de menaces et attentatoires contre le personnel de l’ICCN pour de raison financière qui rentre en contradiction avec sa raison sociale qui est notamment la conservation et le développement durable.

Les autorités en province et au niveau national sont invitées à être regardant et d’initier d’autres enquêtes supplémentaires pour identifier d’autres auteurs intellectuels pour mettre fin à toute forme des menaces.

Election-net.com/ RCEN