Justice : Le BCNUDH salue l’ouverture d’une procédure judiciaire relatif au rapport du Projet Mapping

L’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre est composé de 22 enquêteurs. LP/Philippe de Poulpiquet

Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC) a salué ce lundi via son compte tweeter officiel, l'ouverture du procès judiciaire destiné à juger un ancien leader de groupe armé, les plus recherché au monde, par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) pour des faits documentés dans le Rapport Mapping.

Roger Lumbala, l’une des figures participants à l'Operation ''Effacer le tableau'' entre le 12 et 29 octobre 2002 lancée en octobre 2002 avec des éléments du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, a été appréhendé à Paris samedi 2 janvier par les autorités françaises à la suite d’une enquête conjointe avec l'OCLCH. À l’issue d’une garde à vue de quatre-vingt-seize heures passée dans une chambre d'hôtel sous haute surveillance sécuritaire.

L’arrestation envoie un «message puissant »

''Il s’agit d’un signe encourageant dans le cadre de la lutte contre l’impunité des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis en RDC'', poursuit le tweet.

A l’époque en tant que chef rebelle, soutenu par l'Ouganda, Roger Lumbala à la tête du Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N) a commis des exactions graves contre des civils Nande et pygmées dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé, selon le rapport mapping consulté par ELECTION-NET.COM

Coopération coordonnée sur l’arrestation

Lumbala, a été arrêté dans ce qui a été décrit comme une opération coordonnée avec des fouilles simultanées dans plusieurs endroits. D'apres ce que révèle l'OCLCH, il a été traqué depuis plusieurs années par ce service anti-terroriste.

L'UNJHRO a salué la coopération des autorités françaises pour l’arrestation de Roger Lumbala, soulignant que ''d’autres actions contre d'autres auteurs présumés auteurs congolais ou étrangers vont suivre la responsabilité de tous les États de coopérer avec le MIRTP pour localiser et arrêter les fugitifs en général'', conclut-il.

Nelly