JILP 2021 : « L’arrestation d’un journaliste est comme un crash d’avion », Patrick Muyaya

Patrick Muyaya, Député National en RDC. Photo de tiers

À l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse célébrée chaque le 03 mai, le Ministre Patrick Muyaya estime que l’arrestation d’un journaliste fait du bruit dans le monde comme un crash d’avion.

Le Ministre de la communication et médias et Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a, au cours de son allocution, rappelé combien est grandiose, l’arrestation d’un journaliste qui fait son travail d’informer le public.

Le patron des médias rappelle son intention de mettre en avant un climat de franche collaboration entre le gouvernement comme pouvoir exécutif et les journalistes comme professionnels des médias.

« En même temps le gouvernement compte consulter le cadre de collaboration et de consertation avec les structures professionnelles de médias et de l’organe de régulation. (…) je suis le Ministre de la parole, je serais surtout le Ministre de l’écoute parce que la question qui concerne les médias est une question éminemment stratégique qui requiert un travail en chaîne. On parle de rédaction dans une entreprise de presse, il ne s’agit jamais d’un seul individu, il s’agit toujours d’une chaîne. La mission du gouvernement est de fonctionner en étroit collaboration avec les structures professionnelles et tout ce qui opère dans le secteur pour que nous puissions être sûrs que sur ce point de vue, les choses sont bien faites », a déclaré le Ministre Muyaya.

Pour lui , le métier du journaliste est noble et demande beaucoup de professionnalisme et que chaque fois qu’on arrête un journaliste, c’est comme s’il y avait un crash d’avion quelque part.

« Éventuellement réduire le conflit pouvant opposer les professionnels des médias aux pouvoirs publics. Parce que plus souvent on a l’impression que les pouvoirs publics ont tendance à brûler les médias. Lorsque vous exercez votre métier dans le professionnalisme, c’est difficile qu’on vous inquiète. (…) ».

Et d’ajouter sur cette même lignée :

« Je partageais avec certains collègues du gouvernement, je disais que chaque fois que vous arrêtez un journaliste, même si vous avez des bonnes raisons, c’est comme s’il y avait un crash d’avion quelque part. L’osqu’il y a un crash d’avion dans un endroit, le monde entier est au courant. Même si vous avez des bonnes raisons, le monde entier est au courant et ça dépend sur l’image du Pays » s’est-il exclamé.

Rappelons que la journée internationale de la presse a été instituée par l’ONU chaque 03 mais pour sensibiliser sur l’importance de la liberté de la presse et rappeler aux gouvernements leur obligation de respecter et faire respecter le droit de liberté d’expression consacré par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et marquant l’anniversaire de la Déclaration de Windhoek.

En cette année, le thème requis est : « L’information comme bien public ».

Kivin Arsène Bile