JED appelle à la réouverture des procès de 14 journalistes tués sous le regime Kabila

En marge  de la journée mondiale Mondiale de la Liberté de la Presse célébrée ce 3Mai 2019 , en République Démocratique du Congo l'organsation de défense de droit de la liberté d'expression  Journaliste en danger demande au président Félix Tshisekedi à réouvrir les  procès des journalistes ,assassinés ,sous l’ancien régime du Président Kabila.

Pour cette organisation après son départ du pouvoir qu'il a  exercé 18 ans durant   l'ex  Président Kabila a laissé derrière lui une presse moribonde, des médias sinistrés, et des journalistes livrés à la violence d’Etat. Considérée comme l’un des pires pays en Afrique pour les journalistes.

 

Cette structure note également que  la RDC a été marqué par des brimades, des attaques et fermetures des médias, des arrestations et violences allant parfois jusqu’aux assassinats des journalistes.

 

Au total,14 journalistes ou professionnels des médias ont été tués dans des conditions qui n’ont jamais été clairement élucidées. Dans la majorité des cas,  des enquêtes annoncées au lendemain de ces assassinats, n’ont jamais eu lieu ou ont été sciemment bâclées, et ont abouti à des procès  qui n’ont pas permis d’identifier les véritables auteurs ou commanditaires des ces meurtres des journalistes, ou les mobiles de ces crimes.

 

Que ce soit dans les cas des assassinats à Bukavu, à l’Est du pays, de l’activiste Pascal Kabungulu de l’ONG Héritiers de la Justice (2005) et de deux journalistes de radio Okapi, Serge Maheshe (2007),  et Didace Namujimbo (2008), de Patient Chebeya à Béni (2010), des militaires en exercice se sont retrouvés dans le box des accusés. Il en est de même pour Franck Ngyke du journal La Référence Plus et son épouse Hélène Mpaka (2005),  ou pour Bapuwa Mwamba, freelance à Kinshasa (2006).    

 

Pour JED, ces assassinats sont aujourd’hui le symbole de l’impunité des crimes commis contre les journalistes.

 

D'après JED  le nouveau Président Félix Tshisekedi qui s’est engagé, dans son discours d’investiture, à faire des médias « des véritables 4è pouvoir » ; à œuvrer pour le respect des droits fondamentaux, et à sensibiliser les forces de sécurité au respect des droits et libertés des journalistes à exercer leur mission d’information sans crainte des représailles, JED considère que c’est la gangrène de l’impunité qui encourage l’intolérance contre les médias et entretient l’insécurité pour les journalistes.

 

Par ailleurs  JED demande aux nouvelles autorités de la RDC de rouvrir les procès de tous les journalistes assassinés sous l’ancien régime de Joseph Kabila, afin que les principaux suspects répondent enfin de leurs actes et de faire de la protection des journalistes, et de la réforme du cadre juridique qui punit les délits de presse des peines de prison, une priorité, s’il souhaite effectivement que les médias deviennent « véritablement un quatrième pouvoir », comme il l’a promis lors de son discours d’investiture.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *