Ituri : le bilan mi-parcours de l’état de siège jugé “mitigé”

Ituri. Ph. Tiers

L’union nationale des associations culturelles pour le développement de l’ituri ( UNADI), une structure regroupant toutes les communautés iturennes s’opposent à une nouvelle prorogation de l’état de siège dans cette province, pour une 5e fois successive.

Cette structure qui va en guerre contre la prorogation de l’état de siège par le biais de son président, dresse un bilan qu’il qualifie ” mitigé” dans la province de l’ituri, car selon lui, l’état de siège n’a pas répondu aux attentes majeures de la population, résumant à l’eradication définitive des groupes armés actifs.

” Nous avons réclamé, accueilli voire soutenu cet état de siège dans notre province. Lorsque l’état de siège est venu pour nous, c’était les opérations militaires pour traquer les groupes armés, fort malheureusement nous voyons le contraire”, a indiqué Janvier Bin Ekwale, le president de l’UNADI.

Mr. Ekwale estime qu’il est plus innoportun qu’un ” gouvernement provincial, qui aura un programme à défendre, soit installé au lieu de l’administration militaire qui se dédouane de sa mission initiale sur le terrain” ,soutient-il.

Dans sa recommandation, cette structure demande au chef de l’État congolais d’entreprendre une nouvelle stratégie dans la recherche de la paix en ituri en levant l’état de siège.

Sur terrain, certains habitants de l’ituri déplorent cependant la léthargie dans la mise en oeuvre des opérations militaires contre les groupes armés actifs en ituri, pendant que la population est victime d’activisme des groupes armés étrangers et locaux.

Il sied de signaler que les forces armées de la République démocratique du Congo ont mené plusieurs actions conquérantes en province de l’ituri dans la perspective de pacifier certaines régions jadis occupées par des hors la loi. Au cours de l’état de siège, plusieurs assaillants ont été neutralisés dans la priorité de mettre en valeur cet état de siège décrété par le chef de l’État congolais pour traquer les semeurs de l’insécurité dans l’Est du pays.

John Mary Ndika

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