Ituri : La communauté Lendu plaide pour la liberté de circulation sur la RN 27

Bunia, District d'Ituri, Province orientale, RDC Congo. Ph Mohammed S

L’association culturelle Lori, une ASBL regroupant le peuple bbale plaide pour la liberté de circulation des membres de sa communauté sur la route nationale numéro 27.

Cette déclaration est faite ce dimanche 2 mai 2021 à Election-net.com par sa sous-coordination territoriale de Djugu après les multiples cris d’alarme de la population fréquentant cette route d’intérêt tant national que provincial.

Le porte-parole de cette association culturelle joint par Election-net.com précise que la population de sa communauté a du mal à tranverser certaines entités de la communauté Hema.

” Je suis venu porter tout haut les cris d’alarme des membres de ma communauté à cause de la circulation sur la RN 27 et des routes des intérêts provinciaux qui sont frequantées par la population civile et nous avons constaté avec beaucoup d’informations sur le lieu des secteurs de bahema et Lendu, il y a une différence de fréquentation. Vous trouverez que dans les secteurs de walendu la population emprunte sans difficulté, il n’y a pas question d’arrêter quelqu’un mais dans le secteur de bahema quand vous prenez Iga-barrière-mabanga jusqu’à Nizi et LOPA etc les gens ne passent pas facilement je ne sais pas pourquoi” a dit Samuel Ngudjolo, le porte-parole de Lori en territoire de Djugu

Il a estimé que sa communauté n’a aucun différend avec les autres communautés et plaide pour la sécurité de sa population aux différents endroits en territoire de Djugu en particulier et en province de l’ituri en général.

” Il n’y a aucune communauté qui a problème avec la communauté Lori, Lori avec une autre communauté alors nous plaidons pour la libre circulation de tout le monde chez nous et nous voulons que tout le monde le fasse comme nous. Que tout le peuple Bbale circule librement en Djugu comme tous les autres peuples qui sont en train de circuler librement à Djugu” ajoute-t-il.

Par ailleurs, il appelle tous les habitants du territoire de Djugu à la cohabitation. Et ce, pour œuvrer au nom de la paix et le développement durable dudit territoire en mettant de côté la haïne.

“La vie demande que nous puissions nous fréquenter entre nous. Quelqu’un peut amener les produits de tel endroit à un autre ou sortir de tel endroit à un autre. Nous devons travailler pour la paix fraternelle pour bannir la haine car il n’y a pas quelqu’un qui hait l’autre. Nous sommes tous un, Et en Djugu nous devons suivre le chemin de la pacification”, a-t-il conclu.

Nos efforts pour entrer en communication avec les autorités politoco-administratives n’ont pas payé.

John Mary ndika à kpandroma