Insécurité dans l’Est : Accusée d’échec énorme, la Monusco répond à Paul Kagame

De gauche à droite : Matthieu Gilman, porte-parole de la Monusco et le coordonnateur humanitaire Ph ENET Liévin LUZOLO

Il n’en fallait pas plus de 48 heures à la Monusco pour réagir aux propos du président rwandais Paul Kagame. Mathias Gillman, porte-parole de la MONUSCO a réagi aux propos du Président Rwandais Paul Kagame qualifiant « d’échec énorme » la présence de la Mission Onusienne et sa force depuis plus de 20 ans en République Démocratique du Congo.

« En ce qui concerne l’analyse du Président Paul Kagame sur le bilan de la MONUSCO, vous le savez, chacun est libre de son analyse, chacun est libre de son opinion. Pour nous, ce qui est important est de rappeler que nous avons trouvé un pays qui était au bord de l’implosion il y a 20 ans, avec les efforts conjoints de la MONUSCO et les autorités congolaises, nous sommes parvenus à préserver les frontières héritées de la colonisation, à avancer petit à petit l’autorité de l’État, récupérer l’autorité de l’État sur la totalité du territoire national », a indiqué le porte-parole de cette mission onusienne.

Dans une interview accordée aux médias français (Rfi et France 24) Paul Kagame a qualifié ” d’énorme échec” l’intervention de la force onusienne en République démocratique du Congo.

« Il y a aussi les forces des Nations unies. Ils sont là depuis 24 ans. Il y a aussi cette responsabilité du monde qui passe sous silence. Personne ne dit : qu’avez-vous fait pendant 24 ans ? Vous y êtes allés pour régler un problème, qu’est-ce qui s’est passé ? C’est un énorme échec », a lancé le président du pays de mille collines.

La Monusco reconnaît des difficultés dans sa mission en RDC

“Il y a un travail qui reste à finaliser et je ne suis pas en train d’essayer de minimiser les difficultés où les reculs qu’on a pu connaître, mais il y a eu des progrès. Il faut bien se souvenir que la MONUSCO n’a jamais eu pour vocation à se substituer à l’État, les progrès qui ont été faits comme les difficultés qui subsistent sont nos progrès des Congolais également nos difficultés sont aussi les difficultés des Congolais. Nous avons toujours eu à travailler dans une dynamique nationale qui n’a pas toujours été facile et une dynamique régionale également qui n’a pas toujours été positive, donc cet ensemble des facteurs qui rentrent en compte pour l’analyse du bilan de la Monusco », a expliqué Mathias Gillman.

La partie Est de la République démocratique du Congo est confrontée à des massacres récurrents qui ont poussé le président Félix Tshisekedi à instaurer l’État de siège en Ituri et au Nord-Kivu. Une version que Paul Kagame a balayée du revers de la main dans l’interview accordée à Rfi et France 24.

Chris Lumbu

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