Insécurité à l'Est : Pour Prince Kihangi, le processus du DDR n'est pas encore''opérationnel''

Le député Prince Kihangi, élu de Walikale devant la presse de Goma. Photo Enet/Prince B

Après avoir passé près d'une semaine dans la capitale congolaise, les élus provinciaux du Nord-Kivu sur la liste de la COFEDEC sont arrivés à Goma ce vendredi 15 janvier 2021.

Ces derniers disent avoir mené un plaidoyer en ce qui concerne la situation sécuritaire en province, et particulièrement, celle de Beni, qui reste préoccupante, où depuis six ans les paisibles citoyens sont massacrés par les présumés rebelles ADF, et cela malgré les opérations militaires qui sont menées dans cette partie du pays.

Prince Kihangi, élu de Walikale, un de ces députés provinciaux, a souligné à Election-net.com que toutes les discutions ont tourné sur cette problématique sécuritaire. Et l'objectif de chercher à alléger cette misère imposée à la population.

Enfin, il est revenu sur le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire (DDR) qui, selon lui, ce processus n'a pas évolué dans les provinces de l'Est du pays notamment le Nord et le Sud-Kivu et enfin l'Ituri, ''pourtant tous les espoirs étaient sur ce processus'', souligne-t-il.

''[…], ça fait un temps que ce processus n'a pas été rendu opérationnel, et nous avons pensé qu'il fallait aussi rencontrer les décideurs voir comment réactiver ce processus'', a-t-il indiqué.

Il sied de noter, toutes les provinces de l'Est de la République démocratique du Congo sont secouées par une insécurité grandissante, plusieurs observateurs ont toujours estimé que c'est suite à la multiplicité des groupes armés, locaux, nationaux et étrangers que la situation sécuritaire se dégrade chaque jour qui passe dans ces provinces, notamment le Nord et le Sud-Kivu et enfin l'Ituri.

Le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire (DDR), a toujours été considéré comme une option salutaire, et cela parce que nombreux groupes armés actifs dans ces provinces citées auraient déjà la volonté de suivre le chemin de la paix, en déposant les armes.

Prince Bagheni, à Goma