Insécurité à l’Est : la communauté musulmane monte au créneau contre Félix Tshisekedi

la communauté musulmane de Kinshasa en prière. Ph. Tiers

Les Leaders et Élites Musulmans Congolais acteurs politiques membres du Congrès des Nationalistes Musulmans, (CONAM), disent avoir suivi avec grande nausée, les propos “désobligeants” du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi tenus depuis Paris attribuant les massacres des populations à l’Est du pays aux groupes à tendance Islamistes. “Une imprudence” selon eux.

“Pour votre gouverne Monsieur, ces groupes rebelles sont d’origine ougandaise et sont présents sur le sol congolais depuis des années 1990. Le rapport des experts de l’ONU (Monusco) du décembre 2020 que nous vous recommandons de lire contredit votre déclaration pyromanesque. La conclusion de ce rapport n’a pu confirmer aucun lien ou soutien direct entre les deux organisations, c’est-à-dire le groupe à l’Est du pays qualifié empiriquement d’islamiste par vous et l’organisation terroriste de quelques hommes politiques arabes connotés islamistes”, s’indignent-ils dans un communiqué dont ELECTION-NET a eu copie

Sur ce, ils exigent de la part du Chef de l’État une réparation dans les 72 heures qui suivent et disent se réserver de leur droit des poursuites en justice pour cette “entorse à la communauté musulmane au Congo.”

“Dépassé ce délai, nous allons considérer vos propos d’injures à l’Islam et allons-nous acquitter de notre devoir d’invoquer d’Allah un châtiment avilissant à votre endroit et vous ne trouverez en dehors de lui aucun secoureur contre ce supplice”, ajoute ce document.

Ils exigent en outre qu’une lumière soit faite pour que leurs semblables à l’Est ne soient plus jamais victime de la manipulation à outrance allant même sens de la désinformation qui éli domicile dans cette contrée du pays depuis des décennies où leurs imams, Sheikh et fidèles musulmans croupissent jusqu’à ce jour en prison.

Par ailleurs, ils condamnent les actes odieux de ces criminels et exigent en urgence, l’ouverture des enquêtes approfondies et des procès publiques suivi des incarcérations des auteurs intellectuels et leurs complices. Appellent par la même occasion, la population congolaise à la vigilance, à collaborer avec les forces vives et à dénoncer ces groupes rebelles qui terrorisent sans foi ni loi les paisibles citoyens dans les provinces du Nord et Sud Kivu, l’Ituri, le Haut Katanga, la Tanganyika et dans certains territoires à l’intérieur du pays.

Jean-Paul Tshimanga