Identification des rapatriés d’Angola au Kasaï: voici le démenti du HCR

Des rapatriés d’Angola devant le siège du HCR à Kananga ce 15 septembre. Ph. ENET/ Van Tshilanda

Le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés (HCR) a démenti jeudi 17 septembre son implication dans des opérations de vérification ou d'enregistrement de masse des réfugiés rapatriés d'Angola vivant dans la ville de Kananga.

Dans  un communiqué du jeudi 17  septembre  dont  une  copie  a été envoyée  à Election-net.com, le  HCR présente  ses  regrets  tout  en portant  à  la  connaissance  des  populations  rapatriées, des  personnes  déplacées internes  et  du  public  que  son  organisation ne planifie  pas  d’opérations  de  vérification  ou  d’enregistrement de masse  au  profit  des  personnes  relevant  de  son  mandat  au  Kasaï à savoir  les  réfugiés  rapatriés  d’Angola  et les déplacés internes.

Et  voudrait réitérer qu’il dispose  de toutes les données des  rapatriés de l’Angola  et par conséquent ne prévoit aucun exercice  de vérification  ou d’assistance monétaire. 

« En ce qui concerne la  vérification à  Konko, le  HCR a  été sollicité  à titre  humanitaire par le  Gouvernement provincial au  Kasaï Central, en vue  de l’aider  à relocaliser les rapatriés d’Angola vivant  à Konko  sur un  autre site identifié  toujours dans  le village  Konko », écrit-il  dans  ce communiqué. 

Et  de poursuivre,  «  le  HCR insiste  sur le  fait que  tous ses  services que  son agence  met en  œuvre au  profit des personnes  relevant de  son mandat  sont gratuits. Tout  paiement d’argent  pour obtenir  les services  délivrés par le  HCR et  ses partenaires, est  considéré comme  un acte  de corruption  et de  fraude par  conséquent punissable devant  la  loi »,  ajoute  ce document. 

Par  ailleurs, le  HCR réitère  ses remerciements  au Gouvernement  Provincial et  à ses  partenaires pour leur soutien combien  important aux  opérations de  protection et  d’assistance des  personnes relevant  de son mandat dans  le Grand  Kasaï, tout en précisant que les réfugiés revenus dans leurs pays  d’origine recouvrent la protection nationale au même  titre que  tous les  citoyens et  relèvent de  la responsabilité  du Gouvernement et non  du HCR. 

Rappelons  que suite  au retour spontané de  masse des  rapatriés d’Angola  enregistré en  août 2019, un  Accord Tripartite a  été signé  entre les  Gouvernements de  l’Angola, de  la République  démocratique du  Congo et  le HCR pour  organiser dans  la dignité et la sécurité le  retour volontaire  des réfugiés  congolais vivant  en Angola. 

Cet  Accord définit  le cadre  juridique ainsi  que les  modalités pratiques  du retour  et de  réintégration des  rapatriés sur le  territoire congolais. Dans  ce cadre, le  HCR a  déjà appuyé  le rapatriement  de 2,911 personnes et  a assisté un  total de  17,459 personnes  rapatriées spontanément  et par le processus organisé. 

Le but de  cette assistance  était de prendre en charge les  frais pour  le transport  jusqu’à leur  zone de  destination finale et  de leur  permettre de  se réinsérer  dans leurs  communautés avec  l’appui des  autorités nationales/provinciales. 

Jean-Paul  Tshimanga