Haut-Uele: un rapport sur le conflit orpailleurs-Kibali Gold mining présenté par la société civile

Quelques orpailleurs dans un carré minier , photo de tiers

Dans un communiqué de presse rendu public ce Mardi 11 Août dont une copie est parvenue à election-net.com , la coordination provinciale de la société civile forces vives du Haut-Uele par le biais de son coordonnateur Abbé Georges SEMENDE Kamesidu vient de présenter son rapport préliminaire sur la situation de l'évacuation forcée du site d'exploitation de l'or à Watsa-Moke dans le territoire de Watsa opposant les orpailleurs et la société Barrick Kibali Gold mining.

Cette structure s'indigne des événements malheureux qui ce sont subvenu dans  cette contrée en date du 28 au 28 juillet 2020 où la Police Nationale Congolaise, PNC en sigle et les éléments des Forces des Armées de la République Démocratique du Congo FARDC en sigle ont délogé, manu militari, les jeunes gens qui avaient auparavant occupé le site d'exploitation de l'or de Watsa-Moke avec comme bilan :

- Des blessés graves dans les deux camps dont certaines victimes ont été évacuées vers Goma pour les soins appropriés, d'autres étant soignés dans les hôpitaux de la place parmi lesquels le Général de la Police Nationale Congolaise et le Directeur Provincial de l'Agence Nationale des renseignements, A.N.R et d'autres autorités ;

- Des dégâts matériels importants dont il est actuellement difficile d'évaluer l'ampleur, par exemple le véhicule officiel du gouverneur de province touché , le commissariat de la PNC de la cité de Watsa saccagé et complètement détruit, les maisons des certains leaders ont été démolie,des véhicules et motos consumés, etc.;

- Des dégâts économiques  énormes causés par l'arrêt des activités  économiques : barrages sur la route Watsa-Durba, fermeture des activités commerciales de transport publics et privés ;

Pour elle, avant d'établir la part de responsabilité dans cette affaire, cette structure indique qu'il est nécessaire de faire une analyse succinte.

Il s'agit de la situation de désarroi économique dans la région qui a été accentuée par le confinement lié à la Covid-19, ne sachant à quel saint se vouer, certains orpailleurs devenu désœuvrés ont tout simplement occupé illégalement le périmètre se trouvant dans la concession minière de Kibali Gold mining.

Pour Georges SEMENDE ce sont donc des désespérés économiques qu'il faut bien distinguer des bandits, des rebelles, criminels ou autres malfaiteurs.

Toutes fois le responsable de cette ASBL précise que le fait qu'une société minière paye les redevances ne donne pas le droit de tuer la population locale, qui pourtant vit de l'exploitation artisanale de l'or depuis des décennies avant l'arrivée de cette société.

Cependant, il demande au Kibali Gold mining d'arriver au changement idéologique, autrement dit de ne plus rechercher à tout prix le monopole et. L'exclusivité sur l'exploitation de l'or dans le Haut-Uele, de limiter en installant les bornes de façon visible de la concession et d'en informer toutes les communautés riveraines.

Que Kibali Gold mining revoie sa politique sociale, c'est-à-dire que Kibali vent tout et achète tout, un millionnaire entouré de millions des pauvres.

Au gouvernement central de considérer la société Barrick Kibali Gold mining à sa juste place d'un des  opérateurs économiques, de ne pas se soumettre au dictât des multinationales en échange des redevances minières,mais plutôt porter haut la dignité du peuple congolais tout en encourageant de façon juste ,les opérateurs économiques.

Aux autorités politico-Administratives d'utiliser effectivement les redevances minières pour reconstituer le tissu économique pour la population ainsi renoncera-t-elle à l'orpaillage.

Aux personnes affectées d'apprendre à identifier les véritables causes de la crise socio-économique sont-elles souffrent et diriger les revandications vers les véritables cibles.

Et en fin aux autorités judiciaires qu'une bonne justice soit rendue à ces jeunes désespérés économiquement en juste cause de leurs revendications.

Ci-dessous l'intégralité du communiqué

Dieu-merci BETIMA depuis Isiro