Haut-Uele/ Droits Humains : Ismaël Ebunze prône la collaboration entre l'État et les ONG

Ismaël Ebunze Magadi, ministre des Finances du Haut-Uele entouré des participants à l'atelier sur les droits de l'homme à Isiro/ photo Gouvernorat

Ismaël Ebunze Magadi, ministre provincial des Finances, Commerce, Économie, Industrie et Mines du Haut-Uele, a, au nom de son collègue de la Justice, droits Humains, Martin Aladro Komande, lancé l'atelier d'échanges sur les fondamentaux des Droits Humains, le genre, (violences basées sur le genre), le travail et rôle des défenseurs des Droits Humains(DDH) et des femmes défenseuses des droits Humains (FDDH) à l'intention des autorités publiques et des acteurs des Droits de l'Homme organisé par l'Organisation non Gouvernementale, "les Amis de Nelson Mandela pour les Droits Humains".

Le ministre a.i de la Justice et Droits Humains, a, rendu des hommages mérités au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son implication dans la promotion des droits humains. Il a, ensuite, reconnu le travail des organisations de défense des Droits Humains depuis plus d'une décennie aux côtés de l'État congolais au regard de la sacralité de la personne humaine dont l'État a le devoir de protéger en conformité avec la déclaration universelle des droits de l'homme et de la constitution du pays.

Ismaël Ebunze a par ailleurs appelé les participants à mettre en contribution leurs connaissances pour rehausser le niveau de la province avant de dénoncer quelques cas irréguliers de violations des Droits de l'Homme par certains responsables publics et plaider pour l'étroite collaboration entre les services étatiques et les organisations de défense des droits humains.

"La circonstance qui nous réunit est une occasion rare en or dont le but est d'outiller les autorités de l'État et les différents prestataires de la Justice sur les normes internationales et nationales des Droits de l'Homme. La personne humaine est sacrée, l'État a l'obligation de la respecter et de la protéger en conformité avec la déclaration universelle des Droits de l'Homme et de la constitution de la République Démocratique du Congo. La connaissance de ces normes est d'une importance capitale pour les autorités de l'État notamment les magistrats et les différents prestataires de la Justice dans leur gestion quotidienne des affaires liées aux droits de l'homme. En effet, il s'observe ça et là certaines attitudes parfois irrégulières et de violations des Droits de l'Homme dans le chef de certains responsables prestataires de la Justice à travers le pays en général et en particulier dans notre province, qui méprisent la dignité humaine en entravant ses droits et libertés fondamentaux. De nombreuses ONG de défense des Droits de l'Homme opèrent à travers le pays depuis plusieurs décennies et se battent jour et nuit auprès des institutions étatiques en vue de plaider les causes des victimes des violations des Droits de l'Homme. Elles obtiennent parfois gain de cause de leurs plaidoiries mais leur succès n'est pas toujours évident suite au déficit de collaboration franche avec certains responsables étatiques. Au regard des multiples tractations et irrégularités observées dans le pays en rapport avec le respect des Droits de l'Homme, l'État Congolais a créé un ministère consacré aux Droits Humains afin de gérer les problèmes liés au respect de ces droits entre d'une part les victimes des violations des Droits de l'Homme, et d'autre part, les services étatiques et différentes juridictions d'ordre judiciaire. L'heure a sonné où nous devons créer un réel climat de sincère collaboration entre les services étatiques d'une part, et les activistes des Droits de l'Homme d'autre part, en aplanissant certaines divergences entre les deux parties et en mettant en avant-plan la valeur de la dignité humaine par le respect effectif des droits et libertés fondamentaux de l'homme à travers notre prestation quotidienne. Notre engagement sur cette voie constituera ainsi notre affirmation solennelle à contribuer activement à la mise en place d'un État de droit qui est la vision chère au chef de l'État, traduite par son slogan je cite: " le peuple d'abord ", fin de citation", a lancé le ministre.

election-net.com/Cellule de communication/Gouvernorat

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