Haut-Katanga : Plus de 50 000 personnes sans maisons à Mitwaba suite aux inondations

Le sud du territoire de Mitwaba est au bord d'une catastrophe humanitaire suite aux inondations. Depuis un mois, le débordement de trois rivières Lufira, Luvilombo et Dikulwe ont inondé six a sept airs de santé dans le secteur Balomotwa et banweshi.

Les eaux s'étendent sur 45 km de longueurs et environ 50 km de largeur. Une dimension approximative du lac Moero. Tous les les villages sont noyés avec des conséquences graves sur le plan humanitaire et agricole dans ce territoire du Haut-Katanga, explique George Kadinga, coordinateur national de l'Ong Action contre la Pauvreté (ACP).

"Il y a plus ou moins 50 000 personnes qui sont affectées par les inondations. Il y a des champs qui sont totalement perdus. Il y a des champs des maniocs, les champs des maïs qui sont totalement inondés et il n'y a aucun espoir de récupérer. En plus de ça, Mitwaba est inaccessible à partir de Dikulwe jusqu'à Kyubo avec tous les problèmes corollaires qui vont avec", a indiqué Georges Kadinga Mulundule.

Sur place, on craint la résurgence des maladies hydriques. Les sinistrés étant dépourvus de tout car cela fait plus de 30 jours que l'eau a dévasté les champs, a expliqué cet acteur humanitaire.

"Les conditions de vie sont très mauvaises, les gens n'ont pas d'abris. Il y a un problème de manque de vivre, il y a aussi l'exposition au choléra parce qu'il y a déjà des cas suspects de choléra notifiés. Et en fin de compte, il y a la pandémie qui menace le pays. La situation est très compliquée", a assuré Georges Kadinga Mulundule.

Face à l'urgence du temps qui est beaucoup plus la lutte contre la pandémie du Coronavirus, le notable du territoire de Mitwaba demande au gouvernement provincial de communiquer sur la situation.

" Demander au gouvernement d'intervenir, je pense que ça ne marchera pas, compte tenu du contexte. Nous voyons le gouvernement se démener dans tous les sens pour essayer de contenir la menace de la pandémie du Covid-19. Tout ce que nous pouvons demander au gouvernement, c'est de bien communiquer. Parce que la province du Tanganyika et du Haut-Lomami communiquent. Il y a eu des évaluations qui sont faîtes. Pendant ce temps, au Haut-Katanga nous croisons les bras et on ne fait rien, même ceux-là qui sont censés aider le gouvernement à documenter. Au niveau de la communauté humanitaire, quand vous voyez le plan opérationnel harmonisé, il n'y a que le territoire de Pweto qui est retenu alors qu'au Tanganyika et au Haut-Lomami, plusieurs territoires sont retenus. Par conséquent, le territoire de Mitwaba n'est pas retenu, Il est privé de l'assistance. Et pourtant il y a une seule chose qui est plus simple, c'est de communiquer. Nous demandons au gouvernement provincial de communiquer avec la communauté humanitaire", a plaidé Georges Kadinga.

Outre les problèmes humanitaires, la situation sécuritaire pose problème avec certains animaux à l'instar des crocodiles qui avancent avec l'eau des rivières et vivent près des sites où les populations sinistrées se sont réfugiées.

Chris Lumbu