Haut-Katanga/Covid-19 : Les écoles organisent les cours en clandestinité

Place de la poste au 1 er jour du confinement à Lubumbashi ce samedi 20 juin. Photo Enet/Chris L

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Certaines écoles de Lubumbashi ont repris les cours pour les promotions terminales du primaire et du secondaire depuis deux semaines. Les responsables de ces écoles justifient ces activités par les préparatifs avant l’épreuve de l’examen d’état envisagée pour le mois de juillet.

Cet encadrement est organisé différemment selon les écoles. Dans certains quartiers de la ville, les élèves portent l’uniforme et ailleurs, ils y vont en tenue de la maison, une sorte de clandestinité . Selon des témoignages de plusieurs parents contactés par Election-net.com, les écoles ont fixé un montant de 60.000 Francs congolais par élève finaliste du secondaire.

Interrogé sur la question par la radio et télévision Malaika, l’inspecteur principal provincial dit n’être au courant de rien. Nicolas Nyange Bizi insiste sur le respect des consignes données par la hiérarchie

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«Le Chef de l’État a fermé les écoles depuis le 18 Mars 2020 dernier et il n’y a pas eu des dispositions contraires. Jusque-là, les écoles restent fermées. Son excellence, monsieur le ministre d’Etat Willy Bakonga ne cesse de revenir là-dessus qu’il n’y aura pas d’année blanche. L’examen d’État aura bel et bien lieu, le test national de fin d’études de l’école primaire sera organisé. Nous avons tous suivi sa viste au centre national d’organisation de l’examen d’État. On est en train de mettre tout en ordre pour que les examens se passent en bonne et due forme », a souligné l’IPP.

Nicolas Nyange Bizi met en demeure tous les récalcitrants qui s’avisent de passer outre la décision du chef de l’Etat.

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«Nous n’allons jamais autoriser aux écoles de recevoir les élèves au moment où il y a une décision du Chedf de l’État qui dit que les écoles sont fermées . Donc ce sont des écoles qui le font de manière clandestine. Et c’est ici l’occasion pour nous de dire aux parents de ne pas envoyer les enfants à l’école qui fonctionnent pendant qu’il y a une interdiction du chef de l’État. Et nous invitons aussi les chefs d’établissements de ne pas organiser les cours dans la clandestinité. Nous n’avons pas de calendrier réaménagé pour parler de la reprise des cours », a renchéri l’inspecteur principal provincial.

Chris Lumbu



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