Haut-Katanga : Chemaf au cœur d'une controverse à Lubumbashi

Installations de Chemaf à Lubumbashi/ photo ENET Chris Lumbu

Les jours passent mais semblent se ressembler fortement pour l'entreprise minière Chemical of Africa (Chemaf) dans la province du Haut-Katanga (Sud-Est) de la République démocratique du Congo. Il ne se passe pas une année sans que l'Usine Usoke de Chemaf située dans la commune de Kampemba (Lubumbashi), un milieu résidentiel ne fasse objet d'accusations de pollution et de violation de droits de l'environnement au détriment des riverains.

Le dernier épisode de la série est celui survenue mi-décembre par certains médias et une ONG qui ont accusé cette entreprise d'avoir dégagé une fumée toxique au grand dam des communautés des quartiers Kabecha et Tshamilemba, les deux entités voisines de l'usine Usoke et qui sont impactées directement par l'action du minier.

Faisant un travail de limier, la rédaction d'Election-net.com a braqué ses projecteurs sur ce dossier pour en savoir plus sur ces allégations.

Dans les deux quartiers de la commune Kampemba (Ville de Lubumbashi), beaucoup de gens ont affirmé à Élection-net.com qu'il leur arrive d'apercevoir d'épaisses poussières dans les installations de Chemaf/Usoke à quelques occasions près.

Contacté à ce sujet, Evariste Mazeza chargé des Relations Publiques à Chemaf, nous a convié à une visite des installations Usoke de l'entreprise Chemaf

Tout disparaît

Aperçu du bâtiment administratif de Chemaf à Lubumbashi

Dans l'enceinte de Usoke, des débris des bâtiments écroulés ont élu domicile. Dans tas des ferrailles éparpillées par- ci et rassemblées par-là. Chemaf Usoke donne l'image des vestiges où seules des reliques témoignent d'une récente activité manufacturière et métallurgique. Les activités sont quasiment à l'arrêt soutient Soleil Tshomba Manager production acid plant Chemaf Usoke

" Il y a de cela plus d'une année que notre usine ici est à l'arrêt et en plus de ça, nous sommes en plein démontage de l'usine. Donc, dire que nous poluons c'est faux parce que qui dit pollution, il faut qu'il y ait des rejets solides, il faut qu'il y ait des effluents liquides et gazeux actuellement on est en plein arrêt, l'usine est à l'arrêt, où est-ce qu'on aura tous ces effluents et ces rejets solides. " explique-t-il en prenant la population à témoin

" Et pour preuve, regardez sur l'avenue Kiwele il n'y a plus de plaintes comme par le passé quand les gens se soulevaient pour dire qu'on a versé des rejets solides sur la route parce que dans notre process, nous envoyons nos rejets à la mine de l'Etoile. Allez sur l'avenue Kiwele pour observer si un seul camion est en activité pour dire que nous ne sommes pas en activité. Donc parler de pollution serait utopique" explique-t-il

La page Usoke est tournée, la mine de l'Etoile avance

Bâtiment administratif de Chemaf à Lubumbashi

La société minière Chemaf a donc tourné définitivement la page de l'Usine Usoke où toutes les trois usines appartiennent au passé. Chemaf a concentré ses activités à la mine de l'Etoile de Kalukuluku dans la périphérie de Lubumbashi.

Contrairement au début de l'exploitation à l'Usine de Usoke, la mine de l'Etoile n'a jamais fait l'objet d'une quelconque protestation suite à la violation des droits de l'environnement ou de l'homme

" Quand vous voyez, Chemaf est en perpétuelle expansion. Quand vous regardez, en 2002 Chemaf a commencé tout petit mais aujourd'hui, Chemaf nous sommes en arrêt ici à Usoke, mais nous avons une usine qui est moderne à la mine de l'Etoile. Et c'est sur base des recommandations qui nous étaient faites ici que nous avions calqué cette usine moderne " se félicite Soleil Tshomba Manager production acid plant Chemaf Usoke

Et les communautés locales

Actuellement, Chemaf s'évertue à maintenir sa politique d'entretenir des relations avec les riverains. Au-delà de la gestion des externalités de son exploitation, la population avoue qu'un dialogue permanent a été établi pour vider les désidératas selon Evariste Mazeza, chargé du social à Chemaf

" Aujourd'hui, Chemaf a réalisé beaucoup de progrès en mettant l'intérêt des communautés au centre de ses activités. Nous avons des dialogues en permanence avec toutes les communautés locales que nous considérons comme nos partenaires."

Et d'ajouter

" Dernièrement, nous avons discuté sur les cahiers de charges avec toutes les communautés. Le draft est déjà prêt et n'attend que la signature de ce document. Ce qui sera fait avant la fin du mois de Janvier. Et au cours de ces discussions sur le cahier de charge, nous avons évoqué toutes les questions" a affirmé Evariste Mazeza Lukambo.

Loin de se limiter uniquement au cahier de charge, Chemaf continue avec des actions sociales au bénéfice des communautés dans les domaines sanitaires, éducatif et des infrastructures

" jusqu'à ces jours, Chemaf assiste les communautés et surtout les demunis.Nous supportons leurs soins de santé gratuitement, il y en a qui passent par des interventions chirurgicales et même des problèmes ophtalmologiques. Actuellement, nous sommes en démarche avec l'OVD pour boucher tous les nids de poules et bains de cochons sur l'avenue Kiwele qui est très délabrée. Et nous n'attendons que la signature du ministre provincial des infrastructures du Haut-Katanga. Sur le plan éducationnel, Chemaf a construit une école moderne au village Shindaika, et cette école qui est déjà opérationnelle a été remise à l'état et c'est la toute première école publique dans le secteur " a dit Evariste Mazeza Lukambo chargé des Relations Publiques et sociales de Chemaf.

Il faut dire qu'en dehors de l'Usine de l'Etoile, Chemaf a déjà placé le curseur sur le projet de Mutoshi dans la ville de Kolwezi pour un projet de production du cobalt.

La Rédaction

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