Grève des chauffeurs à Kinshasa : Le général Sylvano Kasongo appelé à démissionner

Avenue Université dans la commune de Kalamu/Kinshasa. Ph Enet Joël Mesa

Ce matin à Kinshasa, toutes les activités sont quasi paralysées faute des transports en commun. Les chauffeurs ont grevé à cause des tracasseries policières sur les grandes artères de Kinshasa depuis la mise en circulation des policiers dénommés " Ujama", à cause de leur jeune âge et qui ont pour objectif de réguler le secteur.

Obligé de rester à la maison, la population kinoise s'en prend au commissaire provincial de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo. D'après les kinois, c'est le chef de la police de Kinshasa qui n'a pas instruit cette nouvelle unité qui rançonne les chauffeurs. Mais aussi, ils accusent ce dernier de ne pas faire le suivi de ses troupes.

" Dans un état de droit, les chauffeurs ne doivent pas grever à cause de tracasserie. Le général Sylvano Kasongo devrait présenter sa démission pour incompétence. Il n'a pas su gérer ces policiers. C'est lui le patron de la police nationale congolaise dans la ville de Kinshasa. Comment n'est-il pas au courant de cette situation ?", a dit à Election-net.com, Jean Claude Bosobe, habitant de la commune de Kalamu à Kinshasa.

" C'est inacceptable ce que nous vivons aujourd'hui à Kinshasa. Nous ne pouvons pas arriver à l'université faute de transport. Le gouverneur de la ville ainsi que le général Sylvano Kasongo doivent nous donner des explications sur cette situation. Cette journée perdue qui va nous la récompenser ? Nous exigeons du gouvernement provincial de trouver vite une solution afin que les chauffeurs reprennent leur travail", indique Chadrack Kasongo, étudiant à l'université de Kinshasa.

Plusieurs femmes commerçantes qui ne se sont pas déplacées pour aller vendre, se disent indignées également de cette situation.

" Rien ne marche dans ce pays. Nous ne pouvons pas arriver à Zando (Grand marché), parce que les policiers du général Kasongo tracassent les chauffeurs et aujourd'hui, ils ont grevé. Soit qu'il rappelle à l’ordre ses policiers, soit qu’il démissionne. Si non, un jour, cette situation peut s’empirer", a fait savoir à Election-net.com, Pauline Twingo, vendeuse au grand marché de Kinshasa.

Il faut signaler que quelques jeunes des communes de Makala, Ngaba et Kalamu ont placé quelques barrières sur l'avenue Université. Ils empêchent les taxis motos d’embarquer quelques usagers voulant se rendre en ville.

Joël Mesa Nzuzi

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