Goma/regain de criminalité urbaine : La passivité des autorités dénoncée

La passivité des autorités dénoncée

Après l'assassinat d'un homme dans sa clôture au Quartier Katoyi sur avenue Rwisoma, en commune de Karisimbi, ville de Goma, ce lundi 19 octobre 2020, le chef de la dite avenue n'a pas hésité à remettre en cause la responsabilité des autorités.

Selon ce cadre de base le fait de tuer une personne en pleine journée démontre un acte de sabotage, prouvant que l'on n'est pas gouverné.

''Les civils ne sont pas des chèvres que l'on doit tuer en pleine journée. Ici nous avons des policiers et des militaires mais ils ne sont pas parvenus à mettre la main sur ces bandits'', déplore t-il.

Pour ce cadre de base qui a requis l'anonymat, la montée en puissance des cas d'assassinats dans la capitale du Nord-Kivu, est un sabotage contre les autorités.

Et d'ajouter qu'une ville qui est gouvernée ne peut pas vivre ce que Goma traverse actuellement.

'''Nous avons des autorités qui peuvent donner de l'ordre à tous les militaires et policiers pour que la paix puisse revenir mais cela n'est pas fait. Tuer une personne en pleine journée, c'est dire que nous n'avons pas des autorités, les bandits sont venus sur moto et on ne les a pas attrapés malgré que leur moto est tombée en panne juste après leur forfait, ils l'ont réparé et continuer la route'' a-t-il déclaré.

Il faut noter qu'un colonel FARDC habite près de la clôture où les bandits ont fait irruption, et ses gardes du corps ne sont pas intervenus pour mettre la main sur ces bandits, situation qui est mal digérée par la population de cette partie de la ville.

En rappel, l'insécurité à Goma au Nord-Kivu est plus inquiétante ce jour, cet énième assassinat intervient juste une semaine après deux autres enregistrés au quartier Himbi et à Katindo. Plusieurs observateurs ont toujours estimé que cette situation est dûe à la détention illégale d'armes dans des maisons.

Prince Bagheni, à Goma