Gestion forestière au Sénégal : Mieux vaut prévenir les populations

Gestion Forestière au Sénégal. Ph. Tiers

Au Sénégal, les populations des régions du Sud et Sud-Est tirent une bonne partie de leurs moyens de subsistance des forêts notamment à travers la chasse, l’exploitation des produits forestiers ligneux et non ligneux ( le bois d’œuvre, d’artisanat, de service, le bois énergie, les plantes médicinales, les fruits forestiers et l’accès à l’eau.

Les forêts sont donc des facteurs de première ligne en termes de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté. Or, de plus en plus, on constate leur exploitation abusive.

Aujourd’hui, les principaux enjeux de la gestion forestière au Sénégal sont : le maintien de la biodiversité et l’équilibre socio-écologique, la limitation de la dégradation des sols et le stockage du carbone et surtout la lutte contre l’exploitation abusive des ressources forestières.

Une bonne gouvernance forestière permet ainsi d’assurer la satisfaction durable des besoins des populations en produits forestiers sans compromettre les équilibres socio-écologiques.

La gouvernance forestière est aujourd’hui prise en charge par les collectivités territoriales. Malgré tout, on fait constater une méconnaissance par la plupart des acteurs des textes législatifs et réglementaires sur les forêts.

Outre cela, il y a une absence de cadre de concertation entre collectivités territoriales et aussi une insuffisance et parfois une inapplicabilité d’outils de gestion concertée et durable des ressources forestières.

En effet, les collectivités territoriales prennent, de plus en plus, en charge les compétences qui leur sont dévolues en matière de gestion des ressources naturelles et de l’environnement à travers la mise en œuvre de plusieurs mécanismes de gestion forestière ; notamment, les conventions locales, les plans d’occupation et d’affectation des sols et les plans d’aménagement forestier.

Aussi, afin de mieux prévenir les populations sur les risques qu’elles encourent en cas de violation de la loi. Il faut faire en sorte que les populations disposent de moyens de subsistance durables et à assurer la stabilité sociale, la protection de l’environnement, ainsi qu’un développement durable économique et social durable.

Mapote Gaye

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