Gestion calamiteuse de la Sonahydroc SA : Le Dg Hubert Miyimi Muwawa bientôt aux arrêts

Dg Hubert Miyimi Muwawa, Ph. Tiers

La Rédaction d’election-net.com est rentrée en possession d’un important document sur la gestion de la Sonahydroc SA par l’actuelle équipe dirigeante de cette entreprise depuis 2017. Fruit d’une enquête fouillée, le brulot du syndicat «Tous au Travail»,  met à nu les travers du directeur général Hubert Miyimi Muwawa, de son adjoint Louis Gérard Vununu di Makwla ainsi que ceux des autres membres du comité de gestion. Il leur est reproché la mégestion criante de la Société, tant du point de vue administratif que financier. Election-net.com inaugure par cet article, une série de publications sur la mauvaise gestion de la Sonahydroc SA de 2017 à ce jour.

Sur demande du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité François Beya, un deuxième audit de l’Inspection générale des Finances (Igf) sera diligenté à la Sonahydroc SA sur la gestion de cette entreprise.

Le même exercice avait été fait dans cette entreprise par l’Igf pour la période allant de 2017 à 2020. Il s’en est suivi un audit de gestion initié par le ministère du Portefeuille par le biais du Conseil supérieur du Portefeuille (Csp).

Malgré les irrégularités flagrantes constatées par les deux audits, Hubert Miyimi et son équipe n’ont jamais été inquiétés.

Autres temps, autres mœurs. Il y a fort à parier qu’à l’issue de l’audit qui sera initié avec l’actuel Inspecteur général des Finances Jules Alingete, sur demande expresse du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, les membres de l’actuel comité de gestion de la Soanhydroc SA, risquent de rejoindre les autres criminels à col blanc à l’ex-prison de Makala

Nous fondons cette certitude sur des faits dénoncés par «Tous au Travail ». En effet sur les plans administratif et financier, cette organisation syndicale met à charge d’Hubert Miyimi dans un premier temps, sa propension à procéder à des promotions intempestives et sélectives. Elle lui reproche également l’engagement de nouvelles unités en violation de l’interdiction faite à ce sujet par le gouvernement.

Au passif d’Hubert Miyimi, il faut aussi retenir les arriérés de salaires des agents de 20 mois dans toutes les provinces. Hormis Kinshasa qui totalise 17, 18 et 19 selon le cas.

Intempestifs mouvements du personnel

En ce qui concerne le mouvement du personnel décrié, «Tous au Travail» s’insurge contre l’élévation de l’agent Bafala Looto Godé, au rang d’assistant du directeur général avec le grade de chef de service principal. Cette fonction n’a jamais existé dans l’organigramme de la Sonahydroc SA.

Dans le même registre, l’on cite la promotion de Mwolo Véronique ainsi que celle de Ngendjunga Elysée comme secrétaire du directeur général et secrétaire du directeur général adjoint.

Les deux dames ont été élevées au grade de chef de service principal. Celui-ci est certes bel et bien reconnu dans Le Recueil d’Emploi de la Sonahydroc SA. «Cependant, il sied de signaler que s’agissant des Secrétaires de Direction, il existe un plafonnement en Grade de Chef de Service Principal, celui de Chef de Service. L’Employeur justifie cet acte ignoble qu’il y a eu un antécédent dans le chef de leurs prédécesseurs. Comment un employeur peut-il cautionner les irrégularités et s’en servir comme exemple ?», s’indignent les ténors de « Tous au Travail».

L’élévation de Ntanzambi Sylvie à la fonction de chargé de fiscalité avec le grade de sous- directeur. N’est pas en reste. «Dans l’organigramme de la Direction Financière de la SONAHYDROC SA, la Fiscalité est un service et non une sous-direction. Alors, comment et pourquoi nommer un Sous-Directeur à la tête d’un service ? Pourtant, un seul employé en Grade de Chef de Division est statutairement en mesure d’en assurer le leadership. Il est donc inconcevable que cette fonction soit occupée par un Sous-Directeur. C’est de l’amalgame et de la tricherie de ces dirigeants», enfonce le syndicat frondeur.

Autre indice de mégestion administrative : l’élévation de Mutshid Jeanine à la fonction de chargée de l’application  au sein de la direction administrative. «L’organigramme de la Direction Administrative de la SONAHYDROC SA place l’application au rang d’une division et non d’une Sous-Direction. Donc, elle n’est nullement une Sous-Direction. Incompétence des dirigeants de la SONAHYDROC SA», précise « Tous au Travail».

L’élévation de Muzimi Théo au grade de sous-directeur alors représentant de la Sonahydroc SA à Lubumbashi, est également condamnée par les syndicalistes au motif que dans l’organigramme de la direction commerciale dont dépendent tous les représentants provinciaux, le statut de chefs d’agences est plafonné au grade statutaire de chef de service principal.  

Conséquence : frustrés, les autres représentants provinciaux ont saisi les inspections provinciales du travail, du fait que l’employeur  a refusé de leur reconnaître le grade de sous-directeur comme Muzimi Théo,.

En définitif, la Sonahydroc SA est dans l’obligation de leur reconnaître le grades de sous-directeur ; le paiement de différences des salaires entre leurs grades actuels et celui de sous-directeur ; des pénalités, le cas échéant, devant les Cours et Tribunaux, soutient « Tous au Travail ». 

Ignorance et incompétence avérée

Ignorant et victime de son incompétence, Muyimi Muyaya ignore que dans l’octroi du grade des personnels conventionnés de la Sonahydroc SA, la promotion est assurée par le conseil d’administration sur proposition de la direction générale.

Trois possibilités sont prises en compte pour ce faire. Il y a en effet, l’avancement pour ancienneté et cotation ; l’avancement exceptionnel par mérite personnel et l’avancement pour occuper les fonctions supérieures. L’On considère également, l’avancement exceptionnel pour mérite personnel.

Pendant que les agents de la Sonahydroc enregistrent des arriérés de salaires, Hubert Muyimi raconte à tout celui qui lui prête l’oreille que grâce à ses exploits personnels réalisés dans la gestion, il a procuré à la société des gains considérables. «Mensonge» rétorque-t-on à «Tous au Travail».

A preuves: «Le personnel regorge des arriérés des salaires, ainsi que des frais scolaires et colis de fin d’année non payés depuis l’arrivée de ces dirigeants en juillet 2017», dévoile «Tous au Travail».   

En réalité l’équipe de Miyimi Muwawa avait trouvé les travailleurs de la Sonahydroc SA avec trois mois d’arriérés de salaires.

 A cause de la gestion fumeuse de Muyimi Muwawa et ses comparses, certains cadres et agents de la Sonahydroc SA, ont perdu leur dignité. En effet, incapables de payer leurs loyers, ils ont été contraints de se réfugier chez des parents.

Les moins lotis se sont abrités dans des maisons faites des tôles et autres cartons sur un terrain vague de la Sonahydroc SA situé au quartier Cité Verte à Mont Ngafula. Dossier à suivre !

Guykas Kilembwe 

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