France : Koffi Olomidé jugé en appel ce lundi

Koffi Olomide sur la scène de Femua13.

Du haut de ses 65 ans d'âge, la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, sera jugé lundi 25 octobre en appel à Versailles pour des faits d’agressions sexuelles et la séquestration de quatre de ses anciennes danseuses entre 2002 et 2006, rapporte le Figaro.

Déjà en première instance, le tribunal de Nanterre avait condamné le patron du" quartier latin", à deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur l’une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits.

Alors que le doute plane encore sur la présence physique de Koffi Olomidé à en croire l’avocat du prévenu, Me Emmanuel Marsigny, qui n'a pas donné trop de précision, les parties civiles "comptent sur la présence de M. Olomidé", après une instruction dans laquelle il s’est "largement soustrait à la justice", a indiqué à l’AFP Me David Desgranges, qui défend trois des quatre danseuses.

Les informations recoupées par la election-net.com, renseignent que l’audience est prévue lundi à 14h et le jugement sera mis en délibéré à une date ultérieure.

Rappels des faits :

En 2007, une première danseuse porte plainte et décrit à la justice ses tournées avec Koffi Olomidé en France. Elle dit vivre enfermée près de Paris, dans un pavillon surveillé par trois gardes, sans possibilité de sortir ni de téléphoner. Les trois autres, qui déposent plainte en 2009 puis 2013, confirmeront ce récit, selon l’accusation. Selon le récit des danseuses – dont une qui assure qu’elle était alors mineure – à la justice, elles étaient parfois amenées dans une chambre d’hôtel ou dans un studio d’enregistrement pour que le chanteur les force à avoir une relation sexuelle.

L’une d’entre elles rapporte qu’elle subissait la scène deux fois par semaine. Une autre raconte qu’elle se laissait faire pour ne pas perdre son poste de danseuse. En juin 2006, elles s’échappent ensemble du pavillon francilien avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères, selon leur récit.

Joël Mesa Nzuzi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *