Foot-Angleterre : Le Premier Ministre entend interdire l’accès aux racistes dans les Stades

Suite aux insultes racistes déferlées sur les réseaux sociaux envers Marcus Rashford, Jadon Sancho et Bukayo Saka lors de la finale de l’Euro à Wembley contre l’Italie en manquant coup sur coup leur penalty lors de la séance de tirs au but, scellant la défaite des Three Lions, le premier ministre anglais entend exclure des Stades les auteurs de ces injures.

C’est ce qu’a pris comme décision le premier ministre britannique Boris Johnson ce mercredi 14 juillet devant les députés nationaux au parlement britannique.

« Je condamne très fermement les déferlements racistes auxquels nous avons assisté dimanche soir. Et donc, ce que nous faisons aujourd’hui, c’est prendre des mesures pratiques pour assurer que le régime d’interdiction [de stade] de football soit modifié, de sorte que si vous êtes coupable d’injures racistes en ligne envers des footballeurs, vous ne pourrez vous rendre au match. Pas de mais, pas d’exemptions et pas d’excuses », a-t-il déclaré.

Les trois joueurs précités qui ont manqué leur penalty, mettant fin à un rêve anglais de 55 ans sans titre majeur dont le dernier remonte à 1966, ont été sujets d’une tôlée d’nsultes sur les réseaux sociaux.

Déjà, l’idée de bannir totalement les racistes des pelouses anglaises et ailleurs a été évoquée car, une pétition en ligne a récoltée plus d’un million de signatures.

Devant les députés à la chambre basse du parlement anglais, la Secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, Viktoria Atkins, estime que ce régime d’interdiction est complexe, car d’autres auteurs d’injures se trouvent à l’étranger.

« Nous voulons vraiment travailler avec les clubs de football et autres pour assurer que ces ordres aient les pouvoirs que nous voulons qu’ils aient », a-t-elle signifié.

D’ailleurs, au cours de la saison qui vient de s’achever, la Premier League avait pris l’option de ne rien diffuser en ligne durant un week-end pour exprimer leur mécontentement des propos racistes en ligne contre les joueurs.

Signalons à cet effet que Boris Johnson avait rencontré les représentants les réseaux sociaux notamment Facebook, Twitter, Instagram, Tiktok et Snapchat autour du projet de loi sur la sécurité en ligne. Car, martèle-t-il, « S’ils ne retirent pas la haine et le racisme de leurs plates-formes, ils risquent des amendes allant jusqu’à 10 % de leurs revenus mondiaux ».

Theo Liko

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