Facebook : Museveni fustige la «tyrannie » des géants du Web

Le président ougandais et le candidat à la présidentielle Yoweri Museveni du parti au pouvoir National Resistance Movement (NRM) saluent ses partisans.James Akena /Reuters

L’Ouganda a ordonné mardi aux opérateurs internet de suspendre l’accès aux réseaux sociaux et services de messagerie jusqu’à nouvel ordre, deux jours avant une élection présidentielle sous une forte tension. C’est ce que révèle le courrier consulté par ELECTION-NET, transmis aux opérateurs internet par Irene Sewankambo, directrice de la Commission ougandaise des communications demandant de « suspendre immédiatement tout accès » aux réseaux sociaux et services de messagerie, notamment Facebook, Twitter, WhatsApp, Signal et Viber.

En outre, lors d’un discours télévisé mardi soir, Museveni a confirmé la mesure, expliquant qu’elle avait été prise en représailles de la fermeture lundi par Facebook de plusieurs comptes appartenant à des responsables gouvernementaux ou des soutiens du président.

« Un de ces groupes, je pense qu’il s’appelle Facebook, ou quelque chose comme ça, a essayé de cibler nos groupes », a déclaré le président.

« Je suis sûr que le gouvernement a fermé les réseaux sociaux […] Je suis vraiment désolé pour le désagrément, mais nous ne pouvons tolérer l’arrogance de quiconque vient décider pour nous de ce qui est bien et de ce qui est mal », a-t-il poursuivi.

Cependant, Facebook accuse ces derniers d’avoir cherché à « influer sur le débat public en amont de l’élection ».  

Il sied de rappeler, lors de la campagne, des candidats de l’opposition ont été arrêtés et empêchés de faire leur campagne présidentielle. Leurs supporters ont été visés par des gaz lacrymogènes et même par des balles réelles.