États-Unis : 10. 000 dollars à tout celui qui dénoncera un avortement au Texas

L'Etat du Texas offre 10.000 dollars à toute personne qui dénoncera un cas d'avortement.

Cet Etat fédéral des États-Unis à adopté une nouvelle loi qui permet à chacun d'attaquer toutes personnes impliquées dans un avortement d'une grossesse à partir de six semaines.

Ce dispositif de la nouvelle loi contre l'avortement peut concerner le chauffeur de taxi qui conduit la femme enceinte dans une clinique, l’ami(e) qui lui conseille un médecin ou encore toute association qui vient en aide financièrement à la personne qui souhaite avorter.

Pour les associations féministes, c’est la porte ouverte à des procès sans fin. Lors de plaintes non fondées, la victime ne peut pas demander les remboursements des frais de justice, d’autant que la loi offre 10 000 dollars de « dédommagement » au plaignant en cas de condamnation par la justice.

Une loi qui suscite des polémiques au sein de la classe politique américaine. Pour Nancy Pelosi, la cheffe des démocrates à la chambre des représentants, cette loi va pousser les gens à devenir chasseurs de primes.

Mais Kimberlyn Schwartz, la porte-parole de Texas right to life, s’en défend : « Ce n’est pas une incitation à s’en prendre aux pro-avortements. L’idée de récompense, les 10 000 dollars, des concepts comme celui-là existent dans la loi texane, comme par exemple dans les cas de fraude à l’assurance maladie (Medicaid). L’industrie de l’avortement essaie de faire croire que le Texas va devenir le Far West, mais nous n’avons rien créé de nouveau. »

La décision de la Cour suprême américaine « provoque un chaos inconstitutionnel » et « insulte l'État de droit », estime le Président américain dans un communiqué au vitriol.

Pour sa part, Joe Biden promet « une réponse immédiate » de son gouvernement, appelé à trouver « des mesures pour assurer que les femmes du Texas aient accès à des avortements en toute sécurité et légalité ».

La loi du Texas, qui interdit les avortements une fois le battement du cœur de l'embryon détecté, « est tellement extrême qu'elle ne prévoit pas d'exception en cas de viol ou d'inceste », a martelé le locataire de la Maison Blanche.

Pompon BEYOKOBANA

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