État de siège : Deux mois après, quel bilan ?

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) . Ph. Tiers

Décrété depuis le 6 mai 2021 par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi au Nord-Kivu et en Ituri, l’état de siège a pratiquement réalisé deux mois. L’heure est maintenant au bilan.

À son arrivée à Goma au Nord-Kivu le mardi 7 juillet 2021, le président du sénat, Modeste Bahati Lukwebo a souligné que l’évaluation de cet état de siège se fait à chaque renouvellement, tout en demandant à l’opinion de ne pas être pressée, car estime-t-il, ce n’est pas à 30 jours ou 45 jours que l’on peut faire une évaluation correcte.

”Vous savez que la situation est préoccupante et date de plusieurs années. Il faut aussi laisser un peu de temps à la discrétion. C’est toujours dans la discrétion que l’on peut arriver à des bons résultats”, a-t-il indiqué

Du côté du gouvernement, l’on reconnaît que seule la stratégie militaire ne pourra pas résoudre la question de l’Est. Le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais est revenu au cours d’une émission ”Débat africain”, à la RFI sur la situation de l’Ituri en soulignant que ceux qui sont dans des groupes armés sont des enfants de ceux qui sont administrés par l’armée dans la cité. D’où son appel à une implication de toutes les communautés et couches de la population pour que les précités se rendent volontairement.

”La composante militaire n’est pas la seule option qui va régler le problème de l’insécurité à l’Est”, a dit Patrick Muyaya.

Il sied de noter que depuis que l’état de siège a été décrété au Nord-Kivu et en Ituri par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, l’armée a annoncé avoir récupéré quelques bastions de l’ennemi et neutralisé quelques assaillants. Du côté ennemi, la capacité de nuisance est toujours au point culminant, au Nord-Kivu comme en Ituri. L’on continue à déplorer des incursions rebelles qui coûtent la vie à certains compatriotes.

Prince Bagheni, à Goma

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