Etat de siège au Nord-Kivu : ça chauffe

Une arme lourde

La guerre médiatique est ouverte entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et certains députés provinciaux du Nord-Kivu. La pomme de discorde, l'état de siège.

Désormais, chaque partie ne désarme pas. À chaque action correspond une réaction, comme qui pouvait déduire ça chauffe entre les deux camps on dirait dans une sphère des tirs croisés.

Le porte-parole du gouverneur, le Général Sylvain Ekenge annonce que la justice va se saisir de certains députés qui tenteraient de s'opposer à l'état de siège. "On va les arrêtés pour qu'ils soient inéligibles", a tonné l'officier général de l'armée.

Les députés provinciaux ont aussitôt réagi. L'un d'eux, est Jean-Paul Ngahangondi, élu du territoire de Beni. Ironiquement, celui-ci écrit sur son compte Twitter :

"Lorsque vous êtes incapables de réduire en silence les kalachnikovs des ADF qui déciment les vies humaines dans la région de Beni, ayez honte de vous verser dans les intimidations et menaces des victimes".

Le député provincial Alain Siwako a, de son côté, appelé à "relever le Général Sylvain Ekenge de ses fonctions pour incompétence, indiscipline et violation de l'éthique militaire".

Carly Nzanzu joue au sapeur-pompier

Le gouverneur du Nord-Kivu, en repos, Carly Nzanzu Kasivita pense plutôt que les efforts doivent être coalisés pour l'intérêt de tous.

"La situation sécuritaire nous imposée par les ADF, nous condamne de travailler en harmonie derrière le chef de l'Etat et les Forces de défense et de sécurité. Plus nous sommes divisés, plus les et/ou nos efforts sont dispersés. Un mariage civilo-militaire est un impératif", dit-il.

Dieubon Mughenze depuis Beni

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